I) Du néant
Dans l’une des régions les plus archaïques du monde, il y a une prison en forme de gouffre sans fond et Il arrive parfois que la fosse recrache quelque chose.
Alfred Pennyworth
Il y a des siècles, l’Asie centrale avait été piétinée par Tamerlan, tout comme l’avait fait Genghis Khan avant lui. Il n’hésitait pas à jeter ses ennemis vaincus dans l’eau bouillante ou à édifier des pyramides avec leurs crânes. Il enferma le Sultan Bazaret dans une cage jusqu’à ce que mort s’en suive, mais pour le plus acharné de ses ennemis, Ra’s Al Ghul (la tête du démon) il imagina une prison plus sinistre et à nul autre pareil, car il était dit que Ra’s Al Ghul était immortel. A chaque fois que le démon périssait, un autre prenait sa place, et ça à travers les âges. Le démon était l’ange mortel de la vengeance, à chaque fois que la civilisation atteignait l’apogée de sa décadence, Ra’s Al Ghul venait rétablir l’équilibre selon la légende et ça à travers les époques les plus sombres de la civilisation. C’était la tête de démon qui avait provoqué l’incendie qui dévasta Rome tout entière sous le règne du cruel Néron pour punir l’insanité du pouvoir, c’est aussi lui qui fit tomber les murs de Constantinople aux mains des Turcs pour châtier la décadence des byzantins, c’est encore lui qui répandit la peste bien des siècles plus tard dans Londres la vaniteuse et qui finirait par vouloir plonger Gotham City dans la folie pour annihiler à jamais la souffrance qu’elle générait. Mais à l’époque de Tamerlan, Ra’s Al Ghul fut vaincu pour la première fois. Le cruel Khan décida d’enfermer dans les abysses l’être immortel pour que jamais plus il ne parcours le monde. Il fit construire une fosse qui s’étendait à plus de 80 mètres de profondeurs, un gouffre noir aux allures de bouche de l’enfer et y plongea la tête de démon à l’intérieur.
Mais l’impensable se réalisa, Ra’s Al Ghul retrouva la lumière du ciel, par la seule force de son acharnement et de sa rage, il escalada le gouffre pour ressortir de sa prison et accomplir son immuable quête de justice contre la folie criminelle des hommes. La légende raconte qu’Hafez en personne, surnom du grand poète Chamseddine Mohammad, assista à son évasion de la fosse. Il tomba alors à genoux devant lui et clama : « Deshi Basara ! » (il se relève !) pour célébrer l’homme qui se relevait face à toutes les adversités. Hafez chanta l’exploit de Ra’s Al Ghul et se mit à écrire le Chanhnameh ou livre des rois. Ses vers se comptaient par plus de 50 000 distiques, il comptait la légende du démon immortel, il hanterait les siècles jusqu’à ce qu’un autre démon ne l’abatte définitivement selon Hafez. Un démon qui remue dans le noir pour terroriser le mal, planant de ses ailes avec une grâce antique, le plus farouche des adversaires de Ra’s Al Ghul : la chauve-souris.
Si le livre des rois ne resta pas dans les mémoires, la clameur d’Hafez elle resta gravé dans la mémoire de tous ceux qui furent condamné au gouffre, car Ra’s Al Ghul conquis la forteresse qui se tenait à côté et par la suite condamna à la fosse tous ses ennemis. Pendant des siècles ils se succédèrent dans la prison à lever le regard vers le ciel, seul espoir de liberté et pendant des siècles ils entreprirent tout pour escalader le mur sous la clameur des autres prisonniers hurlant Deshi Basara. Mais en vain. Car au final seul 2 êtres parvinrent à y échapper par eux-mêmes en des temps différents : Ra’s Al Ghul lui-même au commencement et finalement sa progéniture.
II) Dans l’abime
Deshi Basara !
Chamseddine Mohammad Hafez
Ra’s Al Ghul continuait son œuvre immémorial à travers les époques depuis sa forteresse en Asie, mourant et ressuscitant sous l’identité d’un autre homme et continuateur à travers les années, les siècles et les époques. Nombreux furent les voyageurs qui sillonnant les caravanes et les routes de la soie demandaient son hospitalité. Vers notre époque l’un de ces voyageurs fut un européen errant répondant au nom d’Henri Ducard. Il commit alors l’acte le plus fou de sa vie, il séduit la fille de Ra’s Al Ghul, furieux la tête du démon voulut enfermer l’impudent dans la fosse à jamais et contraint par les suppliques de sa fille enceinte, il épargna Ducard, mais dans sa fureur, il le remplaça par sa fille qui dû subir l’emprisonnement dans le gouffre à sa place. Elle mit au monde l’enfant de Ducard dans ce lieu. Une fille qu’elle prénomma Talia. L’enfant se lia alors à un être dont la pire tragédie de sa vie fut qu’il ne s’appartient jamais à lui-même. Il appartenus d’abord au gouffre et ensuite il appartenus corps et âmes à Talia. Un homme qui ne s’appartient pas est par définition un esclave, mais s’il n’avait pas choisis d’être l’esclave de la fosse, c’est de son plein gré qu’il avait choisis d’être celui de Talia et de lui appartenir d’une façon qui dépasse l’entendement. D’un amour dépassant aussi bien celui qu’on éprouve pour son âme sœur, sa famille ou son meilleur ami.
Le père du futur monstre avait été l’un des ennemis de Ra’s Al Ghul, n’ayant pu mettre la main sur son ennemi qui s’était enfui, le démon captura sa femme enceinte et la condamna à la fosse. C’est ainsi que le futur Bane naquit en prison, condamné à vivre enfermé. L’enfant se mit à grandir au fil des ans et ne connus jamais rien d’autres que cet endroit avant d’en sortir à l’âge adulte. Il se mettait à grandir pendant que sa mère dépérissait, elle mourait un peu plus chaque jour dans cet enfer car l’espoir est une chose vivante qui doit être nourris et si les prisonniers espéraient escalader au cri de deshi basara pour retrouver la liberté, elle ne le pouvait pas à cause de son physique frêle. De plus les prisonniers abusaient d’elle car il n’y avait pas de femmes dans ce lieu maudit en dehors d’elle. Lorsque l’enfant eut 6 ans, sa mère renonça à la vie, ne supportant plus d’être soustraite au soleil, elle escalada la paroi sans la cordes, en sachant très bien qu’elle n’y arriverait pas, elle voulait juste tomber dans le vide et mourir. L’enfant ne s’autorisa pas la moindre larme, il était devenus aussi dur que cet endroit. Sa mère était faible et elle était morte pour ça. Il était désormais seul au milieu des prisonniers. Le pire d’entre eux ne cessait de railler et de brutaliser l’enfant. Une nuit il se glissa dans sa cellule et l’égorgea d’une oreille à l’autre avec l’un des rares outils que leurs gardiens leur descendaient régulièrement dans la fosse au moyen de cordes avec vivres et vêtements. Les autres prisonniers prirent peur en voyant de quoi était capable l’enfant et l’un d’eux qui était originaire d’Amérique du sud, surnomma l’enfant « le Fléau » dans la langue de son ancienne contrée : BANE. A partir de cet instant, ce fut le seul nom qu’il garda, car l’enfant traumatisé par la disparition de sa mère, avait oublié son véritable nom.
Bane grandit et commença à avoir un corps d’hommes. La seule délivrance qu’on pouvait trouver ici était la mort ou la folie, en tentant l’ascension sous les cris du deshi basara, mais Bane avait trop peur pour escalader le puits et sortir des ténèbres, alors il finit par faire partie d’elles. On ne sait pas très bien ce qui lui donna la force de tenir, lui seul le sait. Durant toute ces années il ne connut rien d’autres, il n’arrivait pas à concevoir qu’il puisse exister d’autres lieux que cet espace confiné. Son univers entier se résumait à cette fosse. Mais il ne pouvait pas enfermer son esprit, dans ses rêves il voyageait au-delà. Hors du gouffre loin de la désolation totale et de l’ennui écrasant.
III) Le protecteur
Un héros peut être n’importe qui, même dans les gestes les plus simples comme rassurer un enfant en lui mettant un manteau sur les épaules pour lui faire comprendre que le monde autour de lui ne s’est pas écroulé.
Batman
C’est dans cet état que Bane se trouvait lorsque l’amour d’Henri Ducard fut descendu dans la fosse et que Talia vint au monde. C’est la première fois qu’il voyait une femme en dehors de sa mère, qu’il voyait un enfant autre que celui qu’il avait été. Et c’est pour ça que contrairement aux autres prisonniers qui se mirent à convoiter la femme (au point qu’on devait l’enfermer dans une cellule avec sa fille) que Bane se mit à éprouver de l’affection pour eux. Ils étaient comme un miroir de lui-même et sa mère, le destin se répétait. Il n’osa jamais s’approcher d’eux secoué par ses émotions mais lorsqu’il le fit, qu’il s’approcha pour la première fois de Talia à faible distance, voilà ce qui se passa :
Bane s’approcha timidement des barreaux, il savait que la femme dormait mais que son enfant était éveillé.
« Petite fille ? » Les ténèbres se mirent à palpiter à l’intérieur de la cellule, Bane agrippa les barreaux et plissa les yeux pour essayer d’y voir. Tout ce qu’il vit était une forme tapie dans l’ombre qui l’observait.
« Petite fille, tu ne dois pas avoir peur, tu vivras, comme toi j’ai été enfant ici, je suis né ici. Et pourtant j’ai pu devenir adulte. » La forme dans le noir prit figure. Talia s’approcha des barreaux, Bane vit qu’elle ne lui arrivait même pas jusqu’à la taille, il s’accroupit alors et se baissa pour que son visage soit au niveau de Talia.
« Je perdus mon véritable nom, je l’ai oublié, tu as encore le tien, ne l’oublie jamais sinon tu seras triste. » Talia tendit sa petite main et lui caressa le visage à travers les barreaux.
Un jour l’érudit de la prison, le médecin chargé de sauvegarder la fille de Ra’s Al Ghul des autres détenus contre un surplus de nourriture descendus par les gardiens, négligea de fermer la cellule. Les prisonniers ivres de haine et rendus fou par l’absence de femmes se ruèrent à l’intérieur et violèrent la mère de Talia. Ils auraient également massacré la petite fille qui voulait défendre sa mère si Bane ne l’avait pas pris dans ses bras et protégé. Il la garda dans ses bras et se tapit dans un coin du gouffre, la serrant fort contre lui alors qu’elle pleurait et ils restèrent ainsi jusqu’à ce que tous les prisonniers aient assouvis leur besoin d’humilier et de se venger de Ra’s Al Ghul en infligeant les pires outrages à la fille de l’homme qui les avaient enfermés dans le gouffre. Le temps passa et Bane fut le protecteur de Talia, le seul être qu’il ait jamais aimé en dehors de sa mère. Les prisonniers voulaient tuer l’enfant car elle était la petite-fille de Ra’s Al Ghul le maudit. Mais Bane la défendit comme un animal à chaque fois qu’ils s’approchaient trop. Un beau jour, las de l’hostilité de Bane, ils se liguèrent tous contre lui. Il plaça avec désespoir Talia contre la paroi et l’implora de tenter l’ascension, seul moyen d’en réchapper, soit elle mourait par elle-même soit elle serait massacré des mains des prisonniers. Et la mort dans l’âme Bane engagea le combat contre la multitude qui fonçait sur lui, sachant qu’il n’en réchapperait pas, voulant juste faire rempart de son corps une dernière fois pour protéger Talia. Et alors qu’il tombait sous les coups il leva la tête vers la lumière et vit l’impensable, Talia parvint à escalader et à fuir le gouffre. Personne n’y était parvenus en dehors du Ra’s Al Ghul des siècles plus tôt.
Bane fut réduit en loque et gravement blessé par les prisonniers qui le défigurèrent et le firent profondément souffrir. Mais ils l’épargnèrent comme pris de pitié par l’être qui n’avait jamais rien connus d’autres que cet endroit. Bane ne fut plus que l’ombre de lui-même, un fantôme blessé et prostré qui était profondément réjoui et fier que Talia ait échappé à l’enfer, mais aussi plongé dans une tristesse insondable. Il était seul, le seul être qu’il aimait avait disparu.
IV) Le visage de la mélancolie
Je vous avais bien dis que j’étais immortel.
Ra’s Al Ghul
Nul ne sait très bien comment Talia réussit à survivre seule en dehors du gouffre et comment elle réagit face à ce monde qu’elle découvrait pour la première fois, nul ne sait comment elle retrouva son véritable père. Mais ce que tout le monde sait c’est qu’Henri Ducard ayant retrouvé son enfant fut pris d’un sentiment grisant et salvateur qui le poussa à revenir à la citadelle pour défier Ra’s Al Ghul en personne en combat singulier pour se venger. Il y parvint, il décapita la tête du démon de son propre katanna et tous les sbires de la ligue des ombres tombèrent à genoux devant lui pour lui prêter allégeance, le reconnaissant comme leur nouveau maître. Henri Ducard devint le nouveau Ra’s Al Ghul, son premier acte de pouvoir fut de descendre dans le puits avec ses nouveaux hommes de mains. Ils massacrèrent tous les détenus, Ducard avait frémit aux récits épouvantables de la petite Talia. Il n’en épargna qu’un seul : Bane.
Ra’s Al Ghul se pencha sur lui et lui retira les linges sanglants qui dissimulaient son visage, il recula horrifié, Bane n’avait plus de nez, juste du cartilage nasal, ses lèvres avaient été arraché, les commissures de sa bouche et son menton n’étaient plus que plaies de chancres. Il tenait à peine debout. Les hommes de la ligue le sortirent du gouffre avec des cordes de la même façon qu’ils y étaient entrées. Et pour la première fois de sa vie il vit le ciel tel qu’il était vraiment. Il vit la petite Talia courir vers lui alors qu’il faisait ses premiers pas pour la première fois hors de l’abime. Ra’s Al Ghul et ses hommes restèrent immobiles à les observer. Bane tomba à genoux et Talia qui malgré l’horreur de ses blessures avait reconnus son visage tendit ses deux petits bras vers lui. Elle l’enlaça avec autant de forces que Bane l’avait fait par le passé. Bane prit de vertige par la découverte du ciel et par le contact de Talia se mit à faire abstraction de tout bruit extérieur, il entendit l’air produire le propre bruit de sa respiration douloureuse, il souffrait à chaque fois qu’il inhalait, il sentit le sol tournoyer sous ses pieds, il n’y avait plus que lui et Talia. Leurs pouls battaient fort comme s’ils étaient reliés l’un à l’autre à jamais. Il s’évanouit dans le sable sans cesser de tenir l’enfant dans ses bras.
Il se réveilla dans la forteresse de Ra’s Al Ghul quelques jours plus tard. Ducard était penché sur lui, son médecin à côté.
« Il va mourir si on ne fait rien, respirer est un véritable supplice pour lui, il a de nombreuses meurtrissures dans son corps suites aux innombrables coups qu’il a reçu, quand à son visage, personne n’aurait pu survivre à ça, je me demande comment il a fait. »
« Y’a-t-il un moyen de le sauver ? »
« Oui, lui faire respirer en permanence un mélange prophylactique, une sorte de gaz palliatif. Peut-être un extrait de codéine avec du phénobarbital. »
Bane s’évanouit, il se réveilla le lendemain et vit Talia pleurant à son chevet. Il entendit le médecin dire :
« On y est presque, la méthédrine liquide sera bientôt gazéifié et il pourra la respirer. »
Il perdit à nouveau connaissance et fut réveillé brusquement plus tard. Il s’agrippa violement au bras de Ra’s Al Ghul près de lui. Il vit le médecin s’approcher avec un masque dans les mains, un horrible masque. Bane fit un mouvement brusque et renversa quelque chose, il se mit à gémir. Il sentit que Talia lui prenait sa main et qu’elle lui transmettait sa propre force. On posa le masque sur son visage, il respira et toute la douleur disparut enfin.
Ra’s Al Ghul décida de quitter la citadelle pour un autre endroit qui servirait de QG à la ligue des ombres. Le lieu lui rappelait trop de mauvais souvenirs à lui et Talia. Ainsi qu’à Bane. Mais la prison continua de fonctionner et on continua à jeter dans le gouffre les ennemis de Ra’s Al Ghul, même Talia continua ce procédé plus tard. Ducard choisit de s’installer sur le toit du monde, dans les massifs montagneux du Népal et d’y construire sa nouvelle demeure.
Cela prit des années et fut difficile, les ouvriers étaient continuellement épuisés et à bout de force mais pas Bane avec son gaz palliatif qui ne ressentait plus autant que les autres humains la douleur et la fatigue. Les années qu’il fallut pour les travaux de chantier au sommet de la montagne donnèrent à Bane épaisseur et muscles, il était devenus un grand costaud à force de travailler comme un acharné à l’édification des murs. A force de transporter des outils de construction de 50 kilos en grimpant la montagne enneigée, les muscles de ses poignets avaient doublés de volumes. A se baisser pour soulever des charges, il se musclait le bas du dos comme un haltérophile, des crêtes noueuses et dures apparurent sur son corps, à charrier des pierres et des gravats continuellement, sa poitrine prit du coffre. Ses épaules se firent cordes et câbles, tandis que ses bras, à force de tirer, balancer et soulever sans cesse, se durcirent au point qu’une aiguille en pénétrait difficilement le muscle. Bane était devenue le pire colosse de toute la ligue des ombres. Il les servait uniquement pour Talia. Il adhéra à la vision de Ra’s Al Ghul uniquement parce qu’il était le père de Talia. Mais son maître supportait de plus en plus mal la présence de Bane, il lui rappelait trop le gouffre, la mort de sa femme et le martyr de l’enfance de sa fille. Aussi il exila Bane au grand désespoir et à la grande rage de Talia. Bane erra à travers le monde pendant quelques temps au service de divers criminels et terroristes. Lorsque Ra’s Al Ghul trouva la mort à Gotham City, pour la première fois à travers les siècles, il ne lui succéda pas un autre homme pour reprendre le titre de tête de démon, mais une femme : Talia Al Ghul. Et Bane revint en grâce auprès de la ligue, il revint auprès du seul être pour qui il vivait. Pour qui il avait l’impression d’exister.
Épilogue
Vous vous êtes habitués au pouvoir comme à la viande saignante.
Bane
Le bateau cargo accosta dans les docks lugubres de Gotham City. Bane en descendit et marcha en compagnie de Barsad son meilleur complice au sein de la ligue des ombres qui était venus l’accueillir après être arrivé à Gotham comme éclaireur quelques semaines plus tôt.
« Nous avons enduré une longue nuit, Ra’s Al Ghul a été tué par la chauve-souris mais la tête du démon est immortel, il vit à travers sa fille et bientôt Gotham va expier. » « Ce ne sera pas facile, j’ai constaté qu’ils étaient nombreux dans cette ville. »
« Qui donc ? » « Ceux qui sont comme toi, ceux qui portent un masque. »
Ils se postèrent tous deux dans l’ombre d’une ruelle et observèrent :
Une gamine était en pleur, les gens autours avaient l’air effondrés, des yeux rouges, des sanglots. Bane intrigué demanda à Barsad :
« Qu’est-ce qui se passe ? » « Harvey Dent a été tué cette nuit. »