Just me and you • PV Snow
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 Just me and you • PV Snow

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MessageSujet: Just me and you • PV Snow   Sam 29 Sep - 18:41
Snow&April
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Snow & April, se retrouvent en septembre, alors que l'horloge affiche dix-neuf heures en cette journée ensoleillée pour un premier rendez-vous. Les personnages se retrouvent chez April et ils n'autorisent les trois PNJs à intervenir dans ce rp. Les images utilisées ci-dessus proviennent de tumblr. Bonne lecture ♥



❝I can do it !❞

April et sa célèbre maladresse n’en ratait jamais une, la meilleure preuve n’était autre que le gala organisé pour les citoyens. Même là, elle avait réussis à se faire remarquer. Prise d’un énervement incontrôlable, elle avait vidé son verre sur deux messieurs. Le problème étant, que l’un d’eux n’était autre que Snow, son merveilleux sauveur doté d’un charme fou, le seul qui hantait ses pensées depuis plusieurs semaines. Pour se faire pardonner, elle avait décidé de l’inviter à dîner chez elle et il avait miraculeusement accepté. Folle de joie sur le moment même, elle n’avait pas réfléchie que ; de une, elle ne savait absolument pas cuisiner et que de deux, il lui fallait au moins cinq femmes de ménages pour arriver à ranger tout son bazar.

Elle irait donc chercher la nourriture deux heures avant le dîner chez son traiteur, suivant leurs précieux conseils pour réchauffer le tout dès que le diner commencerait. Et pendant toute la matinée, une équipe se démènerait pour rendre l’endroit beau et convivial. Elle avait tout prévu et remerciait le ciel d’être assez riche pour ce permettre de faire ce genre de folies.

La jeune femme s’était réveillée de bonne heure, elle avait eu tout le temps de préparer ses affaires pour la soirée avant d’attendre les nettoyeurs. Elle observa sa chambre, remarquant différents t-shirts qui étaient entassés sur sa chaise se situant dans le coin de la pièce, quatre paires de chaussures trainaient en dehors de l’armoire et trois jeans étaient pendus à sa garde-robe. Elle ramassa ses affaires, les déposa dans le panier à linge, qui était bien trop rempli pour ce qu’il était censé contenir, mais April poussa les vêtements pour les écraser au maximum. Elle soupira, le peu d’effort qu’elle venait de fournir l’avait achevé. Elle s’assit mollement sur son lit, le regard vide, elle le posa sur le fauteuil, totalement plongée dans ses pensées. Elle n’avait aucune envie de passer sa journée à ranger son appartement, de toutes manières, il était bien possible que Snow soit aussi bordélique qu’elle dans ce cas, elle se serait donné tout ce mal pour rien. Mais il lui fallait bien ça pour réussir à le séduire, elle ne devrait déjà pas tarder à lui avouer qu’elle était schizophrène, alors s’il apprenait qu’elle était tout le contraire d’une bonne femme au foyer, il fuirait sans se retourner.

La sonnerie retentit, April se leva rapidement et courut jusqu’à l’interphone. La société qu’elle avait contactée quelques jours plutôt arriva enfin, elle les laissa entrer, leurs montra rapidement les lieux et leurs donna ses directives. La brunette fût étonnée par leur vitesse, à peine cinq minutes et tout le monde était déjà au boulot, se déplaçant de pièces en pièces des sacs de poubelles à la main. Au bout d’un certain temps, la jeune femme se lassa de les regarder travailler et elle se décida à faire de même. Non, pas ranger, mais écrire. Elle s’assit devant son ordinateur qui était resté allumé toute la nuit et commença à taper machinalement sur son clavier. Elle fermait les yeux, se laissant emporter par la musique qu’elle écoutait, les mots venaient, coulaient de son cerveau à ses mains pour atterrir enfin sur son document Word. Plusieurs heures passèrent, elle n’avait même pas remarqué le temps passer et fût surprise de voir les nettoyeurs ranger leur matériel. April se leva, elle traversa sa chambre pour payer ce qu’elle leur devait et les saluer, la note était salée mais c’était tout à fait compréhensible. Ils disparurent aussi vite qu’ils étaient arrivés et elle se retrouva seule dans un appartement nickel. [b]« Putain, c’est dingue, il paraît deux fois plus grand quand il est rangé »[/i] April traversa toutes les pièces pour se rendre compte du fabuleux travail que l’entreprise avait fournie. « C’est clair ! »

« J’espère que tu t’es préparé à l’echec, parce que t’as beau avoir un appart’ rangé, ce mec est trop bien pour quelqu’un d’aussi minable que toi ». C’était vrai, April était complètement préparé à l’échec, il avait accepté de dîner avec elle surement par obligation et quand il se rendrait compte de sa véritable nature, il prendrait ses jambes à son cou. Mais au moins, elle aurait vécu une bonne soirée.

Tournant la tête vers son réveil matin, elle sursauta, il était amplement temps qu’elle aille chercher le repas. Elle avait commandé pour l’entrée, des scampis cuits ; pour le plat, un steak au poivre vert, champignons et patates au four et enfin, pour le dessert, une forêt noire. April avait décidé de ne pas choisir un repas trop gastronomique, mais quelque chose qu’elle aurait été capable de concevoir elle-même.



❝It’s time now !❞


April était enfin habillée, elle avait changé trois fois de tenues, mais avait finalement optée pour une robe courte noire et moulante, quelques paillettes argentées étaient dispersées sur le bustier pour s’assortir avec ses chaussures à talons. Elle laissa ses cheveux lâchés, un meilleur impacte sexuel paraissait-il, elle voulait mettre toutes les chances de son côté, les détails comme ceux-là avaient donc leur importance. De plus en plus stressée, elle n’arrêtait pas de faire les cent pas dans son appartement. Elle avait mis le contenu des boîtes du traiteur dans les trois poêles et casseroles qu’elle possédait, histoire de faire plus « vrai ». Le champagne était au frais, le vin rouge posé sur le comptoir en marbre noir et les chips dans des bols sur la table basse. Il ne lui restait plus qu’à attendre son invité.

April s’assit sur le divan, fixant l’horloge placée juste au-dessus de la cuisinière, ses pupilles suivaient le trajet de l’aiguille, soudain elle entendit la sonnette retentir. Elle sentit une énorme boule se former dans son ventre, elle posa ses mains dessus, se forçant à respirer calmement, elle avança vers la porte. April débloqua les verrous, avant de l’ouvrir, un énorme sourire sur les lèvres. Son regard pétilla à la vue de Snow, elle se déplaça pour le laisser entrer. « Je t’en prie, entre ! »



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MessageSujet: Re: Just me and you • PV Snow   Ven 5 Oct - 6:56
« Les Mormons vont encore faire parler d’eux. La communauté des hommes qui possèdent dix-sept femmes, dix chiens et qui prônent la paix éternelle sont au centre d’une enquête pour trafic de Crystal méth. »

C’est un sourire qui déforma le visage de Snow Westerfield à l’annonce de ce somptueux message. Se retrouver ainsi, face à lui-même, dans sa voiture et sa radio avait quelque chose de presque magique. Il en rêvait la nuit, il n’avait que le trip du temps, celui d’écouter, d’entendre des mormons se faire mettre en taule. Rien ne le réjouissait plus que les affaires mettant en cause des religieux, qu’ils soient musulmans, juifs, chrétiens voire boudhistes. Rien ne lui procurait autant de paix intérieure que de savoir que les plus fidèles croyants avaient un goût plutôt douteux pour ce qui concernait le pognon. Ca avait cette merveilleuse fonction de le rendre plus jovial, presque humain.

Depuis la nuit des temps, enfin surtout depuis ses dix ans, il ne pensait à rien d’autre qu’au néant en matière de religion. Depuis la mort prématurée de son petit frère, l’idée qu’un Dieu barbu ou non en fut responsable le dégoûtait profondément, et chanter de cantiques louanges au responsable du malheur de la race Humaine n’avait rien de bien folichon. Il préférait se dire qu’il n’y avait absolument personne en hauteur, perché sur les Hommes comme un scientifique observait des fourmis. Il avait décidé que non, Dieu n’existait pas.

Après s’être fortement engueulé avec le curé de la paroisse de ses parents, on l’avait prié de ne plus remettre un pied dans un bâtiment religieux sous peine ultime que le Vatican pouvait prononcer : l’excommunions. Tremblons devant la puissance de vieux fous. L’excommunions dans un état aussi conservateur que celui de Gotham ? Trololo, ça ne changerait absolument pas sa vie étant donné qu’il n’irait pas passer sa retraite au fin fond d’une communauté de cathos secs dans ce bon et vieux Texas. Un légionnaire, un tortionnaire ? Non, le cri. Simplement un homme qui se voyait complètement dépassé par la situation.

La différence entre EUX et lui, c’était ça, le fait qu’il eut à faire face au deuil de son frère aussi petit, le fait qu’à dix ans, on lui expliqua que Dieu avait fait cela pour son bien, pour le bien de son frère, ce con de prêtre aimait à penser que Simon était pour l’éternité dans un monde meilleur. Un monde meilleur ? Sans sa famille, sans son frère ? Quel monde meilleur pouvait-il avoir à celui où on était tous ensemble, à vivre, à partager un repas, à se chamailler. Quoi de meilleur monde que le monde réel ? Celui où on vivait véritablement ?

La bêtise engendrait la bêtise. La religion engendra la destruction la plus totale des fondements qu’elle défendait. Alors que les américains avaient été plus ou moins dominés par cette religion lors de la période qu’on connaissait sous le triste nom de Conquista, tous les états du Nord avaient pris un sacré recul après la guerre de Sécession. Les plus chrétiens étaient ceux qui asservissaient les hommes noirs, ceux qui prenaient du pognon sur le cul du commerce triangulaire. Ceux qui ne supportaient pas même l’idée qu’un esclave se tienne dans la même pièce qu’eux. Oui, c’était aussi ça l’église. C’était ça, les bons côtés. Snow ne pensa pas même à évoquer les déboires du Vatican quant à leurs méthodes répressives et opprimantes de traiter la science. Snow jubilait, cigarette au bec.

Heureux, légionnaire, tortionnaire. Il était rien et tout à la fois. Tyran, fils de pute, fils de roi. Il était tout. Il avait le sourire qui ne trompait pas, celui d’un homme rêveur, perdu dans des pensées réjouissantes. Et oui, la prise de drogues sur les Mormons avait ce côté aussi somptueux que déprimant. Ce tout et ce rien. Mégalo, dictateur, pacifiste. Tous ces côtés, toutes ces facettes qu’il ne pouvait plus contrôler. Son désir de faire la justice et celui de tuer. Son désir d’être heureux, et celui de s’enfermer dans sa bulle terroriste. Le désir de tuer ces connards, de faire payer le crime de la manière la moins orthodoxe (s’en fiche, il est athée) mais la plus efficace possible. Tuer. C’était tout ce qu’il réservait aux dealers, aux violeurs, aux meurtriers. Ca prenait de l’ampleur en lui, ça grandissait, ça ne partirait plus. Mais la peur que cela s’infiltre encore plus en lui commençait à le faire flipper grave.

Tout avait commencé avec le sauvetage de cette fille, cette jolie jeune femme qui venait de l’inviter à diner… Mais ce n’était pas la première fois qu’au moment de tirer, il ressentait cette satisfaction, cette impressionnante force. Cette montée d’adrénaline, de plaisir. Tuer pour tuer. Œil pour œil, dent pour dent, Sherlock. C’était complétement ça. Un désir, une pulsion, un besoin. Qu’on appelle ça comme on veut, c’était juste horriblement cool.

« On apprend à l’instant que le chef du réseau de dealers Mormon n’est pas à son coup d’essai. Steven Harrison dirigeait également un réseau de prostitution sur la Côte Ouest. » Cette fois, c’est un rire moribond qui s’échappa de Snow. On dû le prendre pour un fou, là, sur un parking de K-Mart, vitres ouvertes, radio à fond, à se marrer devant ce genre d’informations. Quoique ça n’attire pas même le regard de la vielle mégère qui passe à côté de lui. Elle se contenta de marcher, ses courses à la main.

« Tu ne peux même pas attirer une vielle avec ton rire » dit une voix à l’intérieur de lui-même. Elle était tellement claire qu’il se tourna dans tous les sens voir qui venait de parler. Personne. Lorsqu’elle reprit la parole, il comprit qu’il devenait malade et qu’il devrait se faire soigner tôt ou tard s’il ne voulait pas finir en asile. La fumée s’échappait de ses fenêtres avec hâte, libérant des nuages blanchâtres dans les cieux assombris de Gotham. La pluie frappait maintenant le pavé, l’odeur de goudron mouillée ne tarda pas à venir. Encore en uniforme, il fixa l’heure. Il n’avait même pas le temps de rentrer se changer, prévoyant, il avait choppé une tenue le matin. Mais il ne pouvait pas se changer ici. Tant pis, il se changerait chez sa victime favorite. Il lui expliquerait que voilà, il avait eu envie d’un soda, qu’il s’était arrêté au K-Mart, qu’il avait écouté la radio et qu’il n’avait pas eu le temps de rentrer chez lui tant les nouvelles étaient réjouissantes.

Après tout c’était exactement comme cela que ça s’était déroulé. Il ne mentionnerait pas le désir de faire du mal qu’il avait ressenti, ni cette terrible voix qui lui lancinait l’esprit à longueur de temps. Non. Rien dire, se taire à jamais. Ca finira bien par passer se dit-il pour se rassurer.
Allumant sa bagnole, il se retrouva très vite à rouler à l’excès de vitesse. Il n’attirait pas les problèmes, il cherchait ces derniers. Pas de fumée sans feu, pas de couscous sans semoule. Cigarette fixée au bec, mains rivées sur le volant, il se livrait aux habiles manœuvres d’un pilote guéri. VROUM, voiture évitée, BIOUM, camion dépassé.

Son GPS lui indiqua qu’il restait quelques mètres à peine avant d’arriver à la destination. Il toussota, lança sa cigarette par la fenêtre, ferma les fenêtres et atterri devant chez elle.

« Putain, paye ta baraque ! » Il avait eu le zèle de le crier tellement fort que le type qui promenait son chien changea de trottoir.
Elle devait être avocate, un truc dans le genre. Il attrapa rapidement le sac contenant ses vêtements dans le sac, et sonna . La belle jeune femme vint lui ouvrir rapidement, il entra et après les formalités d’usage, il s’exprima de sa belle voix :

« Jolie maison ! J’parie que t’es une riche avocate ! »
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MessageSujet: Re: Just me and you • PV Snow   Dim 7 Oct - 14:19
❝It’s a beautiful lie…❞


Snow entra de sa fidèle démarche trainante, il traversa la pièce avant de se retourner vers la jeune femme et de lui montrer tout son étonnement. « Jolie maison ! J’parie que t’es une riche avocate ! » . La seule réaction qu’April put laisser transparaître, se fût la surprise, elle sourit avant de chercher le plus rapidement possible une excuse. Elle avait pour habitude de dire que tout cet argent venait de ses parents et qu’elle n’avait absolument rien fait pour mériter tout ça. Le problème qui se posait, à l’instant, était qu’elle n’avait aucune envie de faire croire à Snow qu’elle vivait au crochet de ses parents comme une adolescente de seize ans. « Et non ! J’ai fait des études en littérature, mais pour l’instant, on va dire que je suis en pause niveau job. Cet appart’ me vient de mes parents, je n’y suis absolument pour rien ! ». Elle sourit à nouveau, à croire que ça devenait une habitude lorsqu’elle était en sa compagnie. La brunette l’invita à s’assoir sur son canapé moelleux et se joignit rapidement à lui. Elle sortit la bouteille de champagne à deux cent dollars qu’elle avait placé dans un seau rempli de glaçons, servit deux verres et lui tendit l’une des coupes. « Je te devais bien ça ! ».

Elle ne supportait pas lui avoir mentit sur son véritable métier. En même temps si elle avouait à chaque homme qu’elle rencontrait, qu’elle n’était autre que Gemma Lewis, se cacher derrière un pseudonyme ne servirait plus à rien. Elle n’avait jamais apprécié tromper ses amis et sa famille lointaine, mais elle y était obligée si elle voulait réellement être prise en considération. April trempa ses lèvres dans le délicieux champagne qu’elle avait achetée spécialement pour l’occasion. Si Snow s’y connaissait un tant soit peu, il verrait rapidement qu’elle ne manquait absolument pas d’argent rien qu’en ouvrant sa garde-robe. La jeune femme espérait que Snow ne poserait aucune question de plus au sujet de sa richesse, parce qu’elle ne pourrait pas le mener en bateau très longtemps, il faisait partie du SWAT après tout !

« Je vais tenter de ne pas te renverser mon verre dessus cette fois-ci. » Elle rit tout en déposant sa coupe sur la table basse. Son ventre commençait à crier famine, heureusement, elle avait tout prévu, elle se leva gracieusement, faisant claquer ses talons sur le parquet. Elle jeta un coup d’œil en arrière avant de sortir des tartelettes au basilic du four. Celles-là, pour le coup, elle les avait fait seule grâce à une recette de sa mère. Ces petites douceurs étaient une véritable tuerie pour tous les amateurs de bonne cuisine. Elle présenta le plateau au jeune homme toujours confortablement installé sur le canapé, puis revint s’assoir près de lui. Son genou frôla le sien lorsqu’elle croisa ses jambes. Un petit frisson parcourut son corps pendant quelques secondes, c’était la première fois qu’une chose aussi banale lui faisait autan d’effet. Elle releva sa tête, replaça une mèche de cheveux derrière son oreille tout en fixant Snow d’un regard profond. « J’espère que tu as faim ! C’est uniquement grâce à toi si j’ai réussi à me convaincre de retourner faire des courses.» En effet, depuis son agression, la jeune femme n’avait mis le pied dehors que pour aller au gala de Gotham. Pourtant la veille, elle avait dû se forcer à entrer dans un supermarché afin d’acheter tout ce qu’il lui fallait pour le dîner qui l’attendait. April était restée bloquée une vingtaine de minutes dans sa voiture, observant les passants d’un œil suspect. Elle avait ensuite réussit à ouvrir sa portière et était finalement partie dans le magasin.



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MessageSujet: Re: Just me and you • PV Snow   Jeu 11 Oct - 15:19
Tu te réveilles. Tu te dis que cette journée n’est pas digne de tes yeux pourpres. Tu te réveilles au son de la monnaie qui, dans un sceau vide s’est épuisée depuis longtemps. Tu partages ton repas aux nécessiteux sous les ponts. Tu courbes un corps aux formes halées. Sans cœur, sans argent, pour toi la vie n’est plus qu’une sombre patrie au goût d’incendie. Tu ne vois que la brume lorsque tes beaux yeux fixent les néfastes horizons du mauvais temps. Tu ne partages rien qu’un repas aux gouvernements sacrifiés, aux polices à l’odeur des milices. Sur ton cheval de bois, tu es l’assaut de la bannière, tu es le rêve des croix. Tu ne vis plus qu’à traverser la ligne infinie qui s’élance, droite, gauche, droite, gauche, fixe, tournante, embrumée. Cette ligne est celle de la vie que tu manqueras. Aux âmes échouées, aux fantasques soldats des dirigeants salutaires. Totalitarisme aux allures de nazisme. Ne vois-tu pas les tourbillons des foules qui dansent, là, dans le coin de ton feu intérieur.

Tu parles d’une révolte, tu pleures sur les avarices, ton voisin ne te dis pas même le bonjour qui ferait bousculer tes visions sur la société. Non, il se contente d’un regard accusateur. Qu’est-ce que tu as encore fait dans les limbes de cet appartement qui n’est pas le tien. Propriété exclusive de l’état. L’état est roi, l’état c’est toi. Aux rêves d’ailleurs, de beauté, de chevalerie. A la ligne infinie qui te rends la vie impossible. Jusqu’au cœur, jusqu’à l’os, tu n’es plus que l’ombre de toi-même. On te parle de ciel, on te parle de lui, d’elle, on veut te faire vivre. Tu ne réponds pas même aux accusations, pendant qu’un cycliste se dope, tu ne vois que le crime qui ronge ta pauvre Amérique. Aux autels de la consommation, toi tu ne dis rien d’autre que non. Les eaux sont rongées par les Terres qui deviennent ports à nos frères.

Quand tu n’auras plus qu’à mourir, on te priera de le faire dans la monotone rigueur du silence. Prière de ne pas déranger le saint père. Aux enterrements dans le profond noir, à cette lueur dans le sombre, dans la triste ritournelle d’une ballade infinie. Tu ne vivras plus jamais. Quand on aura venu tes yeux sur les carrefours, brûlés par tant de bêtise, lorsque le plus beau des poèmes aura achevé le bleu de ta vie de bohème, vains le temps. Quand tes démons prendront part aux songes invisibles que tu dégages, nous t’apprendrons à voir, voir l’impossible. Aux innocents brûlés par la misère, aux curés massacrés par la plus sombre hérésie, nous t’en prions, vois ce qu’est la vie. Tu ne t’es jamais demandé à quoi tout cela rime, tu n’as jamais vu ce que nous vîmes. Dans les tréfonds d’un Gotham déraciné, tu de demanderas, grand Dieu, comment vivre en paix. Quand les océans viendront noyer la terre, quand ton printemps ne sera plus ta lumière, quand dans les flocons de l’Hiver tu songeras à la prière. Reviens nous. Aux formes dont la vie s’enquit, aux envies que la société s’extasie. Nous viendrons éclairer ta vision, apportée à la foule, de belles mais de tristes oraisons. Que le funéraire remplace le doux liquide qui s’emplit dans ton verre. Oraisons aux couleurs de passion. Oraisons aux couleurs de poison. Oraisons traitres et déchirantes qui ne séduiront jamais l’héritier et sa rente.

Aux mourants torturés par les soleils noirs, aux parfums de slpeen. Aux routes enlacées, au plaisir de connaitre ce que l’on n’a jamais connu. A chaque coin de rue, on peut trouver la mort. Se dire qu’à chaque coin de rue, rien n’est plus traitre qu’un carnivore. Soif de viande, aux odeurs de tristesse, aux odeurs de joie. A Gotham, à Paris, à Londres, qu’importe les directions, dans ton cœur brûle ta vigueur. Aux âmes qui gardent le sourire, aux mélodies mélancoliques. Aux odeurs de la beauté que tu incarnes. C’est le rouge, c’est le blanc, c’est le noir. Amour, sers moi. Black Betty aux allures de vie. Quand le whisky emplit ton ventre, quand du haut de ton centimètre, tu regardes le temps et tu penses en être le maitre. Quant au fond de ton verre, tu ne vois que la cerise du mauvais temps, quand tu chantes les printemps. Aux arbres et à leurs cimes. Jusqu’au bout du monde, toi, mon amour, mon naufrage. Nous ne vîmes jamais ô combien ton âme grandissait. Spleen religieux, sentiments adolescents. Que manges la religion si ce n’est du pognon ? On dirait que mère misère seule est ton prénom.
Tu te réveilles là. Tu ne comprends pas. Tu penses à toi, tu penses à ton frère qui manque à ton cœur. Oui, ils se jurent des magnifiques. Oui, tu penses à lui, tu te dis que les choix auraient pu être autres. Tu te sens responsable. Tu n’étais pas même là. Ta mère, oui. Est-elle coupable de la bêtise humaine ? Dans le tourbillon de la médisance, dans la foi en Dieu, tu ne penses qu’à t’accuser d’un crime que tu n’as jamais pu commettre. Aux cantiques, aux blasphèmes et à notre Dieu. En un souffle, en une étincelle, mon amour, tu n’es plus qu’une flamme. Tu brilleras toujours dans la gaité des cœurs. On soufflera sur le brasier puis on oubliera jusqu’à ton existence. Mal venu, la mort s’acharnera sur toi. Aux bras tendus, aux putains des vitrines, aux webcams qui reflètent les sanglots d’un amour perdu. Aux télés, aux médias corrompus. Aux ordinateurs, aux forums. Communication au diable, qui sera le meilleur ? Aux compétitions, aux escrocs. L’horizon se brouille. Tu ne vois que l’amour de ta belle, ça te dévore. A carte bleue, le plaisir n’est pas loin. Oh bon peuple, voilà tes pilules. Au loin dans les houles, au loin, ta belle se dresse, dans les plus grands des pixels. Tu vois. Tout n’est pas perdu. Estonienne aux allures de pétasse, Américaine au regard abruti. Que toujours brûle cette flamme dans tes yeux, à cette connerie qui triomphera. A toi. Tu prends la parole, tu hésites. Ses parents. Toujours des parents. Parents aux allures de collaborant. Parents aux allures de violent.
Tu la regardes, bouteille de champagne. Société dévolue, arts capitaux. Toujours l’apparence vole ton âme depuis ta tristesse enfance. Toujours beauté doit couter. Jamais beauté n’est pauvre, jamais beauté est l’art des miséreux. Eux ont la pauvreté, eux ont les songes noyés. La richesse mange, la richesse boit aux bons rires de madame la duchesse. Aux dés à coudre éclatés, aux usines dévastées. A la religion, aux pêchés expiés. Sainte Marie Mère de Dieu. Tu n’es toujours que le reflet d’un autre. Tu ne vis qu’à travers tous. Champagne aux bulles ravissantes, Maghreb aux bonnes odeurs de menthe. Au paraitre, à la vie et à ton être.

-Oh. Un champagne exquis si j’en crois la bouteille ! Ton hôte est belle, resplendissante. De bons souvenirs remontent au cerveau qui ne dit pas mot. Ouvrière perdue. Viens à l’abri des collaborant. Aux âmes solidaires, à toi, mon ami qu’on enterre. Camps de concentrations, bêton armé, fils barbelés. Tu t’exprimes dans un sourire jovial. Tu es content d’être ici, au chaud dans les tréfonds d’un quartier bourgeois. Le son de la bourse vide est à ton songe. Tu te sens bien, ici dans la chaleur d’un foyer.

-Attention, je suis armé en plus ! Une goutte, une balle. Et mon pistolet, c'est plutôt gros calibre et compagnie. Tu pars dans ce beau rire dont tu as le secret. Quand séduction rime avec distinction. Tu oublies presque les tracas de ta vie, partage donc cette triste envie. Planches à roulettes, chevalier d’un monde meilleur… Tu t’exprimes encore, intéressé par la conversation qui se joue à tes oreilles brûlantes.

-J’ai rien mangé, la cantine, c’était dégueu. Sainte consommation et son McDonald’s. Tu n’aurais pas des bretzels ? J’ai une putain de passion pour ces trucs. Tu t’égards, au revoir le temps des paroles d’un anglais miraculeux. A la mort de toi, à la mort d’un bon vin. Manger, consommer. Tu ris, tu attends.
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MessageSujet: Re: Just me and you • PV Snow   Mar 16 Oct - 18:53
❝It’s a beautiful lie…❞



« Attention, je suis armé en plus ! Une goutte, une balle. Et mon pistolet, c'est plutôt gros calibre et compagnie.» Je souriais avidement, j’avais rarement été aussi heureuse d’avoir un hôte. Snow était joyeux ce soir et apparemment ce bonheur se transmettait aisément. Son rire éclata, je pu observer ses belles dents blanches et la joie de vivre qui régnait à travers ses yeux, ce qui me fit rapidement sourire également. « Mais je n’en ai jamais doutée ! » Je lui fis un clin d’œil, cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas ressenti cette sensation, celle d’être un enfant sans aucun regret et à qui le monde ouvre encore grand les bras. Je m’assis confortablement au fond de mon divan, il était toujours aussi moelleux qu’au premier jour, mon verre de champagne toujours à la main, j’écoutais attentivement sa réponse à ma précédente question.

« J’ai rien mangé, la cantine, c’était dégueu. Sainte consommation et son McDonald’s. » J’étais contente de savoir qu’il avait l’estomac aussi creux que le mien. Je me tournais vers la table basse pour lui tendre les petits fours, histoire de remplir quelque peu son ventre. J’en profitais également pour attraper des chips au passage, cela faisait plusieurs jours que je n’avais rien mangé de très consistant et l’odeur qui régnait dans l’appartement ne faisait qu’augmenter ma faim. « Ça doit faire une semaine que je n’ai rien mangé de sain. Il faut dire que j’avais pour habitude d’aller au restaurant avant LA fameuse nuit, mais je sens beaucoup moins en sécurité maintenant. » J’avais horreur de me faire passer pour la petite chochotte de service, mais il fallait bien avouer que seulement la simple idée de sortir me refroidissait.

Les Gemma ne faisaient rien pour arranger les choses, à chacun de mes pas à l’extérieur de l’appartement, des bruits et des voix ne cessaient de jaillir de nulle part. Je me sentais perpétuellement observée et ce, comme je l’avais été le soir de mon agression. Mon esprit se replongea durant cette nuit où beaucoup de choses avaient changées. Je revoyais Snow venant héroïquement à mon secours, la bataille, le coup de feu, la police, absolument tout jusqu’à ma déposition. J’avais horreur de mentir, mais pour cet homme assis en face de moi, j’étais prête à tout. J’avais donc raconté ma petite histoire si finement que j’y aurais presque crue moi-même et apparemment, elle n’avait posée aucun problème aux autorités. J’étais sortie tard du bureau de police et un agent m’avait gentiment appelé un taxi, arrivée dans mon appartement j’avais ressenti un énorme poids en moins. Le lendemain, la première chose qui m’était venue à l’esprit était de contacter mes parents, ils me manquaient terriblement et j’avais cruellement besoin de parler à quelqu’un de proche, je m’étais donc empressé de le faire. Ma mère avait rapidement décrochée de sa jolie voix fluette, je l’avais immédiatement reconnue. Elle avait l’air sincèrement heureuse de mon appel et n’avait cessé de me poser un millier de questions. Comment avançait mon livre ? Avais-je enfin rencontré quelqu’un ? Gotham était-elle devenue plus sécurisante ? Beaucoup de questions auxquelles j’avais été obligée de répondre négativement. Cela n’enleva rien à son perpétuel enthousiasme et elle commença à me raconter ô combien Rome était merveilleux. Je n’avais pas eu le cœur à lui conter mes malheurs de la veille, elle était si joyeuse, je ne voulais pas qu’elle s’inquiète pour moi et encore moins qu’elle s’en veuille de m’avoir laissé ici toute seule.

Je souris sans réfléchir, je m’étais complètement laissé aller dans mes pensées sans me rendre compte que Snow m’observait. Je baissais un instant les yeux avant de me lever pleine d’entrain. « Et si on passait à table ? J’ai vraiment la dalle ! » Je ris de bon cœur tout en attendant qu’il se lève pour me suivre. Je l’amenais ensuite près de la jolie table que je lui avais préparée. Sur une nappe dorée étaient disposées deux chandelles de la même couleur, des assiettes blanches en porcelaine et deux verres de vin. Je le priais de s’installer pendant que je m’afférais à sortir les plats du four. Une odeur divine s’en échappait, j’aurais été encore mille fois plus fière si ce menu avait été concocté par mes propres mains. Mais pour l’instant, ce qui importait c’était de faire bonne impression auprès de Snow.



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MessageSujet: Re: Just me and you • PV Snow   Mar 16 Oct - 20:27
Ta grâce. Ta grandeur naturelle. Ton ventre qui se déchire sous le poids de la magnificence. Toi, pavé d’un Roubaix. Toi, être grandissant dans un Gotham sanglant. Toi, pavé d’une ville d’Italie, aux quatre coins d’un globe plat. Laissons aux touristes l’ennui mortel à la sublime peine. Toi qui n’aurais jamais pu aimer comme tu as aimé. Allez, viens, on va s’enfermer dans une église. Allez, viens, on va consommer toi et moi, connaitre l’inconnu et vendre nos culs sur des carrefours pour quelque fille de joie bien roulée. Qu’on peut se faire la belle, ouais, jusqu’au bout du monde. Qu’on peut trouver l’amour, le plus beau, le plus parfait. Qu’on s’aime, qu’on s’échine. Quand se détruise et qu’on s’embrasse. Qu’on s’asphyxie. Et si nous quittions tout demain ? Si nous allions là-bas, dans le profond des pleurantes, dans le tourbillon des plaignantes ? Si à larmes nous répondions sanglot ? Si par la force la plus clairsemée d’un matin de printemps, tu te ferais la belle. A trop regarder le levée du soleil, tu oublies presque qu’un jour, il se couchera à jamais sur ta pauvre pauvre vie. Ô Petit Prince qui est devenu grand, toi, dans la beauté d’un songe en automne qui enserra la vie dans ta main, toi, le grand qui écrasera l’infirmité dans une poignée de roses.

Et si nous tentions de survivre au milieu des loups ? Si tu refusais de partir quand la vie miséreuse te conduira au tombeau ? Et si tu refusais leurs lois à se coucher par terre. Si tu ne voulais plus être l’âme soumise au bon vouloir d’un Ministre, si dans le tourbillon des amours mortes, tu fumais en place publique et te bourrais la gueule dans d’autres temps que celui de ta jeunesse dorée ? Si tu décidais d’allumer un feu solitaire, sur les plages de Miami ou sur le pavé froid et lisse de Venise ? Que se passerait-il, si tu devenais toi ? Puisqu’ici, la censure est reine, qu’on ne t’aime plus, puisqu’ici, on te crucifie pour un Amour, puisqu’ici, rien n’est plus beau que la haine et la guerre. Et si jamais, tu as d’autres projets pour Nos Amours ? Et si jamais l’idéal que tu vois en ta pauvre lame assassine n’est pas celle qu’ils ont choisie pour toi, pour nous ? Que la Guerre brille lorsqu’elle est pour le bien commun. Que la Guerre ravie Dieu lorsque ses hommes la décide. Que le sanglot du paysan est insignifiant quand sa parcelle rapporte à eux, les industries et la richesse. Que Dieu est pauvre lorsqu’à coup de cantiques et d’évangélisation, on détruisit la culture et les croyances d’un peuple. Qu’ils étaient beaux, luttant pour la couronne lorsque le canon explosa la rébellion.

Tu vois. Nous avons perdu le temps. Nos Amours sont fatigués. Nos Amours ne veulent plus se battre lorsqu’au loin, un navire fou vient les chercher. Toi, qui était pourtant le fondateur d’une nouvelle Nation, celle de la sueur des tambours, celle de la liberté aux étendards tâchés. Lorsque liberté rime avec guerre, lorsque massacre rime avec profit. Nous avions tout pour être heureux. Lorsqu’on dessina ta maison, tes sourires aux sanglots firent creuser l’amour en mon être. Lorsque ton rire déformait les silences pourtant si magnifiques, nous étions là, à sourire. Tu n’es maintenant plus qu’un ciel aux couleurs des songes. Tu es partie avant l’autre. Que tu étais grand et si beau. Alors que le Soleil saigne et se revêt de noir, tu nous fis jurer de vivre, d’être heureux, et lorsqu’une famille pleura ta perte, tu ne donnas pas de signes. A Nos Amours de paix, à nos promesses d’espoir, aux soleils résistants, aux bistrots désertés, aux usines reines. A Nos Amours et à nos rêves, ceux d’oublier qu’il fut venu le temps de la séparation, celle où tu manqueras aux cœurs de tous pour toujours. Aux peines et aux joies, nous avons construit des murs. Tu as appris à bâtir la rempart qui jamais ne pourrait être franchie. Invincible et fier, tu rends grâce aux dieux quels qu’ils soient. Aux Amours qui revenants de la guerre sont meurtris, à Nos Amours qui sur la dernière note d’une mélodie se sont effondrés. A nos Amours qui n’ont pas su voir la promesse du devenir, au jazz mort, à la culture prostituant la musique. Aux engagés qui firent tomber la cruauté des hommes. A l’horizon, tu ne vois que la triste équation du bonheur. A l’horizon, tu ne vois que des gamines qui se vendent. Aux promesses de l’avenir, tu ne vois qu’un facebook renouvelé, des nouvelles virtuelles, chacun chez soi, l’Humain est mort. Aux éboueurs, aux magnifiques sur les carrefours. Tu te dis qu’une bonne guerre viendrait faire le bien chez toi, mais n’est-ce pas le climat qui ronge ta « City » depuis autant d’années ? A quand les mesures ? A jamais. Mère la politique est la reine, et jamais elle ne prendra de décision. Tu te dis que cette ville est mauvaise, qu’elle aurait besoin de quelqu’un pour la remettre sur les rails, que jamais la solitude d’une nuit de songe ne sera suffisante. Tu te dis que le Batman est un traitre, une ordure qui a préféré tuer et se barrer. Tu te dis que tu ne peux plus vivre comme ça. Qu’il faut quelqu’un pour prendre la relève, quelqu’un de digne, quelqu’un qui serait remettre Gotham City sur le bon chemin. Tu te dis qu’il faudrait quelqu’un comme toi à cette ville. Tu penses immédiatement à l’appel que tu as ressenti en sauvant cette femme. Tu ne peux plus laisser le crime s’installer à Gotham City mais tu ne peux agir. Tu ne peux rien faire, sauf continuer la lutte. Tu sais bien que ton poste d’agent du SWAT n’est pas suffisant. Tu sais qu’il faut passer à la vitesse supérieure, quelque chose de plus radicale, quelque chose de plus violent. Vengeur masqué ? Tueur sanguinaire ? Tu ne sais pas, mais tu sais qu’il faut agir, ce n’est pas le moment de te laisser aller.

Tu seras trouvé le repos lorsque tu en auras besoin, mais pour le moment, tu le sais… Gotham n’est pas à l’abri au milieu de ces gens, et le meilleur de moyen pour qu’elle ne sombre pas c’est de s’en occuper toi. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, et cet adage se confirme. Tu confirmes d’un clignement rapide l’autre adage « Mieux vaut prévenir que guérir » et tu sais que la seule façon de détruire les criminels, c’est d’en devenir un. De tuer ces gens pour que jamais ils ne puissent refaire surface et détruire la once de bon sens qu’il reste à certains. Tu as appris à te battre, tu ne tueras que pour protéger Gotham, tu le sais, tu en es convaincu. Toujours sur les métaux hurlants, tu rêves de plaisir. Tu rêves de te battre, de vaincre. Lutte laborieuse ou non, tu es décidé à débarrasser Gotham de son vice. Tu tueras. Tu tueras. Tu TUERAS. C’est ta seule façon d’envisager l’avenir, tu connais la verité. Par ton frère mort, par ton métier, tu sais que cette ville est irrécupérable et qu’elle ne mériterait même pas de vivre. Mais tu veux y croire, tu veux croire qu’ils sont en sécurité tant que Snow veille sur eux. Tu sais qu’il te faudra mener le double jeu, celui d’un fervent policier aux méthodes douteuses mais admirateur de Dent, et quelques fois, celle d’un criminel sans foi ni loi qui détruiras ce que Gotham a fait de plus sombre. Tu te battras pour le salut de cette ville, et tu y crois profondement. Tu penses qu’elle est la plus belle, mais la moins sécuritaire.

Arrête de penser, passe une soirée agréable. Tu vas réussir, tu vas y arriver. Nous croisons tous les doigts pour toi.
« Passons donc à ta table, ça sent bon, et j’ai la dalle aussi. » Tu la regarde, elle est jolie, mais tu sais qu’elle ne doit pas se mettre sur ta route, tu ne peux la décevoir et ta vie n’est plus en mesure de te guider dans les bras de quelqu’un. Pour ne faire de peine à personne, tu dois t’éloigner.
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MessageSujet: Re: Just me and you • PV Snow   Jeu 1 Nov - 10:15
❝It’s a beautiful lie…❞


Être seul, ce sentiment que personne ne partagera jamais avec vous les bonheurs de la vie, mais surtout que vos épaules sont les seules à pouvoir supporter les coups durs que celle-ci vous inflige. April connaissait la solitude comme les pièces de son appartement, rien dans cela ne lui était inconnu et surtout pas ce ressenti de devoir être seule à devoir affronter tous les obstacles qui se mettent en travers de notre existence. Elle observa Snow, prenant fermement sa fourchette avant de la planter dans l’entrée que la jeune femme était censée lui avoir concoctée. La solitude ne lui avait jamais posé de problème, jusqu’à ce qu’elle le rencontre du moins, depuis tout avait changé, elle voulait à présent sentir la présence de quelqu’un dès son réveil. Ce sentiment lui semblait plutôt étrange, après tout elle ne connaissait que très peu ce jeune homme, ne savait quasiment rien de lui, si ce n’est qu’il avait tué un homme de sang-froid.

Elle attrapa à son tour les couverts pour enfin profiter du plat délicieux qui l’attendait. Elle prit soin d’apprécier longuement sa première bouchée. C’était aussi bon que dans ses souvenirs, elle avait mis les pieds chez le traiteur pour la première fois seulement quatre ans avant, c’était l’une des fois où elle ne savait pas du tout quoi faire à manger et qu’elle n’avait pas eu l’occasion de se délecter d’un repas équilibré depuis plusieurs jours. Ce jour-là, elle avait été impressionnée par le bonheur que pouvait vous inspirer de la nourriture.

« Sinon, à part tuer des gens dans la rue, quelles sont tes passions ? » Elle avait prononcé ces mots sous le ton de la plaisanterie, elle savait pertinemment que Snow avait un bon fond et qu’il ne supportait seulement pas que certaines personnes se croient tout permis, y compris de juger de la vie ou de la mort de quelqu’un. Elle observa souriante tout en mangeant avec appétit le petit plat qui se trouvait devant ses yeux. Westerfield avait, lui aussi, l’air d’apprécier le menu, on entendait juste les bruits de fourchettes qui effleuraient les assiettes en porcelaine et rien d’autre. April ne put s’empêcher de sourire une nouvelle fois, elle avait souvent ce genre de réaction lorsqu’elle était heureuse., des sourires incontrôlables apparaissaient sur ses lèvres pulpeuses. Un bruit se fit soudain entendre dans le hall, son sourire disparu et ses mains se crispèrent, elle jeta un regard effrayé vers le lieu d’où elle venait d’entendre ce craquement. April se leva brusquement, dans la noirceur elle crut apercevoir une ombre se déplacer, elle s’approcha un peu plus avant de se souvenir qu’elle n’était pas seule. Elle se retourna et au vu du regard que lui lançait Snow, lui n’avait rien vu. Elle s’assit alors à nouveau sur sa chaise, n’osant même plus croiser son regard, ça n’était pas la première fois qu’une telle chose lui arrivait. Elle entendait ou voyait des choses que les autres ne pouvait ni percevoir, ni comprendre et à partir de ce moment, on la prenait pour une timbrée. April ne savait absolument pas comment réagir face à la situation, Snow n’était pas n’importe quel garçon et même si elle ne le connaissait pas vraiment, elle tenait à lui, alors la seule chose à faire pour qu’il ne décide pas de s’en fuir en courant, c’était de lui avouer la triste vérité.

La jeune femme prit une grande inspiration, elle leva la tête et fut encore plus gênée qu’à l’origine par le regard interrogateur de Westerfield. Elle lui sourit à nouveau timidement, elle savait pertinemment qu’il la prenait à présent pour une folle et elle devait tout faire pour effacer cette impression. « Je sais que tu me prends pour une cinglé et tu n’as peut-être pas tort, mais avant que tu ne décides de partir, j’ai certaines choses à t’expliquer » A nouveau, elle tenta de fondre son regard dans le sien et y parvint cette fois. « Il y a quelques années, à mes 17 ans plus précisément, on a découvert que j’étais schizophrène. Pas à un stade très élevé, je n’ai pas de dédoublement de personnalité par exemple, mais il m’arrive d’entendre ou de voir des choses qui n’existent que dans mon esprit. »




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