Ciel Rouge [Snow N. Westerfield]
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 Ciel Rouge [Snow N. Westerfield]

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MessageSujet: Ciel Rouge [Snow N. Westerfield]   Mar 4 Sep - 17:25
Snow N. Westerfield & Bane
Snow Westerfield & Bane, se retrouvent en Septembre 2012, alors que l'horloge affiche une heure pleine de folie en plein milieu de la nuit en cette journée inhabituelle pour une prise d'otage mouvementée. Les personnages se retrouvent dans un bâtiment cerné et ils autorisent les trois PNJs à intervenir dans ce rp. Les images utilisées ci-dessus proviennent de tumblr et tumblr. Bonne lecture ♥



Bane se retenait d’étrangler John Daggett, le milliardaire l’insupportait au plus haut point. Il l’écoutait en le regardant fixement avec son expression sévère habituelle.

« Et je veux qu’avant la fin de la semaine, les chantiers de constructions de Flynn Industries soient réduis en poussière ! Ces salauds m’ont piqué les contrats de rénovations urbaines auprès de la municipalité et ils ne l’emporteront pas au paradis ! »

« Comment voulez-vous que nous fassions sauter autant de chantiers de constructions dans le centre-ville sans explosifs militaires ? Impossible d’en faire rentrer en ville par les docks, les installations portuaires sont très surveillées par les autorités depuis que la Mafia a été mise au tapis et en plus les justiciers rôdent sur les docks à la nuit tombée. »

« Ce n’est pas mon problème ! Je veux que mes concurrents soient réduit en cendres dans les plus brefs délais, sinon… »

« Sinon quoi ? »

« Sinon je cesse de vous financer, je cesse de vous alimenter en armes de contrebandes, je cesse de fournir à vos hommes des faux passeports pour qu’ils rentrent clandestinement sur le sol américain afin de rejoindre Gotham et je vous balance aux autorités. »

Petit sourire satisfait, Bane serra les poings. Daggett lui tendit sa main, Bane la serra de mauvais grès. Le milliardaire s’éloigna, Bane observa la scène. L’un des sbires de Daggett lui tendait une serviette pour qu’il s’essuie la main.

Immonde rat prétentieux, il aurait sa tête tôt ou tard, il périrait comme toute la ville, ce n’était qu’une question de temps. L’un des hommes de Bane se pencha vers lui et murmura :

« Comment est-ce qu’on va exploser tous ces chantiers si on n’a pas d’explosif ? »

« On va faire avec les moyens du bord. »

Le lendemain dans les égouts

Bane monta sur un baril en tôle rouillée pour s’adresser aux 50 hommes qu’il avait rassemblé.

« J’ai observé attentivement les lieux, sur chaque chantier du centre-ville, ils entreposent leur matériel de démolition dans des cahutes à côté des piliers de fondations, à l’intérieur les murs sont ignifugés et ne contiennent pas de plombs. Ils abritent des produits hautement inflammables. Ils ont des téléphones en interne entre les cahutes des contremaîtres au sein même des chantiers, alors lorsqu’on lancera l’opération, vous prendrez les fils électriques, vous les tremperez dans de l’essence, les entourerez de façon hermétique d’une feuille de plastique, vous prévoirez un espace suffisant pour que l’air circule et alimente la combustion. Vous relierez tout ça à leurs câbles téléphoniques, en appelant leur numéro, vous pouvez être sûr que l’explosion se produira. Dès cette nuit vous allez me cambrioler des magasins de fournitures automobiles, il nous faut des outils, des coussins de voiture recouvert d’acrylique, de la quincaillerie et des tuyaux d’arrosage de gros diamètre. Une fois que vous avez tout ça, vous revenez dans les égouts, vous découpez l’enveloppe des coussins pour en extraire des lambeaux de tissus que vous plongez dans l’essence, vous coupez les tuyaux en bouts, vous les perforez pour en faire des brûleurs, un bel assortiment de mise à feu. »

Une main hésitante se leva.

« Oui ? »

« Vous pourriez tout réexpliquer ? J’ai rien compris. »

Bane descendit de son baril, fendit la foule d’hommes et attrapa par le cou celui qui l’avait interrompue, il lui brisa la nuque d’un coup sec avant de le projeter au sol.

« D’autres questions ? »

2 jours plus tard

Les hommes de la Ligue des Ombres se hâtèrent d’amener leur matériel dans leurs camions de locations, ils démarrèrent en trombe en quittant les entrepôts délabrés d’où ils avaient surgit.

23h18

Le vigile d’un chantier fumait en faisant les 100 pas. Bane plongea sur lui en passant de tout son poids à travers la grille, il fit un gros trou dedans, il étouffa le gardien entre ses bras tout en faisant signes à sa suite de passer à l’action. Ils se ruèrent avec leur tuyau d’arrosage et dévissèrent les panneaux des fils électriques, ils commencèrent à opérer. En 15 minutes ils avaient finis. Sur les 8 ou 9 autres chantiers que les autres équipes de Bane sabotaient simultanément, ils mirent encore moins de temps pour le faire. Ils détalèrent sans demander leur reste, l’un d’eux tendit un portable à Bane, il composa le numéro de téléphone du premier chantier, un halo rose surgit dans le ciel accompagnant un gigantesque vacarme d’explosion, l’incendie du chantier s’éleva vers le ciel au point qu’il fut strié de rouge. Les camions s’arrêtèrent près d’une station-service, Bane en sortit pour contempler le spectacle, il composa un second numéro avec son portable, des flammes jaillirent d’un second chantier, les deux flambées de rouges se rejoignirent dans le ciel.

Dans les rues des voitures de polices affluaient en tous sens et sur chaque radio le même message retentissait :

« Code 3 ! Des explosions dans le centre-ville ! Situation prioritaire. »

Le convoi de camion de la Ligue des Ombres croisa sur la route des camions de pompiers et des voitures de police. Ils stoppèrent incrédule devant un chantier en train de brûler et sortirent de leur véhicules en contemplant les flammes. Ils ne tardèrent pas à s’éloigner en toussant à cause de la fumée. Des voitures de patrouilles barrèrent la route au convoie de Bane, des flics s’approchèrent avec des lampes torches.

« Haltes messieurs ! Nous allons fouiller vos véhicules, nous avons pour ordre de stopper le trafic routier et de vérifier toutes les véhicules suspects ou douteux. »

Pour toute réponse, il se prit une décharge de fusil à pompe dans la tête, les rues étaient obstruées par les voitures à l’arrêt. Le groupe de Bane abandonna les camions, armes en mains ils se ruèrent à travers les trottoirs et les ruelles pendant qu’un hélico de la police les survolaient en braquant son projecteur sur eux. En moins d’un instant les sirènes de police retentirent et les prirent en chasse.

« Suspects en fuite à l’angle de Slauson et la 64éme ! Renforts demandés ! Agent à terre, ils sont armés et dangereux ! Je répète, un agent a été abattu ! »

Le groupe de Bane se rua vers un hôtel 4 étoiles, un immeuble de 10 étages, le Dorcia. Ils enfoncèrent la porte et se répandirent dans les couloirs en tirant en l’air. Les clients dormants dans les chambres furent réveillés en sursaut. Les flics encerclèrent l’immeuble et pointèrent leurs armes vers la façade.

« On les tient ! Passe-moi le haut-parleur ! »

Des hélicos du GCPD surgirent dans le ciel rouge et pointèrent leurs lumières sur l’hôtel.

« Ici le lieutenant Breuning de la brigade criminelle ! Rendez-vous ! Vous êtes totalement encerclés et vous n’avez aucune issus ! »

L’un des sbires de Bane enjamba la porte défoncé de l’entrée avec une personne en joue, un groom service qui tremblotait et pleurait. Les flics écarquillèrent les yeux.

« Il manquait plus que ça, ils ont des otages, prévient le commissariat, je sens que la nuit va être longue. »

Un hélico de la presse ne tarda pas à débouler sur les lieux, suivis de près par les fourgons de diverses équipes télés. Déjà les forces de l’ordre les repoussaient avec colère alors qu’ils tentaient de s’approcher de l’immeuble pour filmer. Bane les observa par une fenêtre en s’esclaffant, il donna son portable à l’un de ses hommes.

« Va donc leur montrer ce qu’ils veulent, ils ont envie de voir du spectaculaire. »

Son homme de main sortit sur le pas de la porte, bien en vue des journalistes. Devant caméra et photographe il leva haut son bras pour qu’ils puissent distinguer le téléphone dans ses mains. Il composa un numéro, un 3éme chantier à proximité explosa dans un vacarme retentissant, le ciel inondé de fumée en devint encore plus rouge, des milliers d’éclats de verres passèrent au-dessus de la tête des foules rassemblées devant l’immeuble.

Peu après.

Les portes de l’ascenseur du 10éme et dernier étage s’ouvrirent pour laisser le passage à Bane et à quelques un de ses hommes en armes. Les clients apeurés qui étaient sorti de leur chambre, les réintégrèrent aussitôt en paniquant à la seule vue des criminels. Bane enfonça la porte d’une chambre et marcha jusqu’à la fenêtre en compagnie de ses hommes. Ils scrutèrent la rue en contrebas en ignorant les jérémiades du client qui s’était planqué sous le lit en les voyant débarquer. Un flic hurla dans un mégaphone :

« Faîtes preuve de clémence pour nous montrer votre bonne fois ! Libérez donc des otages, cela faciliteras les échanges avec le négociateur qui arrivera sous peu. »

« Très bien, donnons-leur donc un otage pour les satisfaire »

Bane se tourna vers le lit. L’homme planqué dessous sanglotait, ses pieds dépassaient, il portait un pyjama rose. Bane l’attrapa par la cheville et le tira vers lui pendant qu’il hurlait. Il le souleva par le pied avec son seul bras droit, il gesticulait dans tous les sens. Bane le balança vers la vitre, il passa au travers. Il dégringola les 10 étages dans un cri effroyable et s’écrasa en plein sur une voiture de police.

Au commissariat

Une télé diffusait les images. Hélicos survolant l’immeuble, journalistes repoussés sans ménagement par les flics, des hommes de la criminelle au visage désemparé, des agents en uniforme en train de dérouler des banderoles. Les images des journalistes passaient en boucle, le vol plané de l’otage en pyjama, les ambulances qui fonçaient sirène hurlante, les camions de pompier en pleine course, la fumée s’échappant des chantiers, le ciel rouge, l’un des terroristes à l’entrée de l’hôtel en train d’appuyer sur le téléphone portable pour enclencher une explosion au vu de tous..

Une main tendit une télécommande et éteignit la télé, la lumière revint dans la pièce. Autours de la table, les sommités habituelles des réunions de crises : 5 capitaines et 11 lieutenants de police, debout contre le mur au moins 20 sergents, à ça s’ajoutait l’un des procureurs adjoints du district attorney Carter, les chefs des différentes brigades plus le chef des inspecteurs du GCPD, sans parler du responsable du FBI pour Gotham City.

« Messieurs, je crois que tout le monde sera d’accord pour dire qu’il faut à tout prix récupérer le téléphone numérique que nous voyons entre les mains d’un terroriste sur ces images. Un hôtel de 10 étages, peut-être 80 otages à vue de nez. Docteur, quel est votre avis sur la situation ? »

Toutes les têtes se tournèrent en même temps vers le psychiatre-profiler du GCPD qui était assis les mains jointes avec un air pensif.

« Ils sont dangereux, en milieu confiné comme c’est le cas actuellement et avec tant de pression et de désorganisation autours d’eux, ils ne vont pas tarder à perdre leur sang-froid, je ne donne pas plus de 3 heures d’espérances de vie aux otages. »

« Très bien, on envoie le SWAT, on envoie Westerfield. »

Une vague traversa tous les esprits dans la pièce, style : Oh-mon-dieu-pas-Snow-tout-sauf-ça!

Les capitaines se lancèrent des regards inquiet, les lieutenants frémirent, le procureur se prit la tête entre ses mains, le psy afficha un air décontenancé, la pomme d’Adam du responsable du FBI fit un aller-retour dans sa gorge, les chefs de brigades piquèrent une suée.

« Et bon sang quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi le capitaine Westerfield n’est même pas dans cette pièce ! Vous allez me le dénicher en 4éme vitesse avant que la situation ne se dégrade ! »


Dernière édition par Bane le Mer 12 Sep - 7:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ciel Rouge [Snow N. Westerfield]   Mer 5 Sep - 9:44
Vie de merde. Gotham s’éveillait aux bruits des songes. Des sirènes de police qui dansaient joyeusement au rythme du son strident et violent qui s’en dégagaient. Gotham s’éveillait au rythme des saisons, des chevaliers masqués, aux gros méchants aux peintures de guerre sur le visage. Gotham n’était rien d’autre qu’un lieu de rassemblement, un repère pour crminels dans le besoin. Dent faisait son boulot, Gordon avait, par la force de ses convictions mit à mal tout le système de la pègre, mais malheureusement, d’autres voix s’ étaient élevées pour rendre à Gotham son niveau décadent.

Depuis que le Batman était devenu impuissant, le crime reprenait de la vigueur, le crime devenait de plus en plus présent dans la vie de chaque habitant. Une femme se faisait agresser, violée pendant qu’une banque se faisait dévaliser. Un homme vendait sa came, pourrissant ainsi l’avenir de plusieurs centaines de jeunes, pendant qu’un assassin silencieux réglait son compte à d’honorables citoyens. Leurs crimes ? Être là, au mauvais endroit, au mauvais moment.
La situation était telle que la police se voyait déborder, à toutes heures, un appel. L’unité d’élite que Snow dirigeait depuis maintenant près de huit ans était devenue en quelques mois, l’appareil de répression le plus utilisée de la planète. Appelé pour des braquages comme pour des missions à haut risque, le corps de la police tout entier s’accordait à dire que le SWAT représentait l’élégance, la stratégie, et la force tactique. Même si la réalité était tout autre…

La police se voyait complètement dépassée par une situation qui glissait peu à peu vers l’incontrôlable. Même si la ville de Gotham s’enrichissait, son argent n’avait pas à être dépensée dans la police. Le maire et le procureur avaient beau faire des ronds de jambes aux citoyens, la seule chose qui aurait pu remettre Gotham dans les bonnes rails n’était plus vraiment là. Le Batman, fantôme du passé qui promettait la paix mais qui n’avait plus bougé le petit pouce depuis qu’une vendetta sanglante s’était mise en place. Si il avait vraiment tué Dent, il devait payer, mais Westerfield était convaincu qu’en l’échange de ses bons et loyaux services pour Gotham, bien qu’aux méthodes douteuses, il avait le droit à la clémence d’un jury populaire soudoyé.
Gordon avait lié d’amitié avec le héros masqué par le passé. Aujourd’hui, il était le maitre de sa traque. Comment les gens pouvaient changer à ce point ? La nature était-elle comme cela ? Les gens étaient-ils cupides et avaient soif de reconnaissance ? Aucune raison valable ne germait en ce bon vieux Snow.

C’était d’ailleurs son jour de repos, tranquillement installé dans son appartement, il passait sa journée à fumer des cigarettes en zappant. Depuis deux heures, il avait les yeux rivés sur le show télévisé d’un voyant. C’était stupide, mais c’était drôle de voir cette joyeuse bande d’escrocs entrain de faire rituels et autres danses de la pluie pour tenter de communiquer avec un mort. Snow se fit une « note pour plus tard » en son fort intérieur : Comment parler avec quelqu’un de mort. Penser à regarder sur Wikipédia.

Ce n’était pas déplaisant de voir le petit homme replet, complètement frappé par une calvitie qui semblait avoir le don de faire la conversation avec l’au-delà. Pourquoi n’avait-il pas demandé à Jackson si son médecin l’avait vraiment buté ? Se contenter de demander aux morts si le paradis c’était cool, c’est franchement pas top. Il pressa de nouveau la télécommande. Il tomba sur CNN maintenant, cigarette au bec. Il éjecta sa cendre sur le sol, attrapa sa canette de bière encore fraiche et se mit à écouter les informations avec la plus haute considération. La journaliste débitait un flot de conneries impressionnantes, propagande gouvernemental et puis le traditionnel message à la fin de chaque émission d’informations « Recherché pour crime : Batman ».

Un dessin plutôt grossier au dessus. Il se prit à sourire, chopper Batman, c’était comme tenter d’attraper de la fumée avec les mains. Ce type était incroyablement plus fort qu’eux et même si ils mettaient vraiment leurs moyens à l’unique disposition de la traque au chevalier noir, le crime aurait vite fait de les désintéresser complètement de lui, il y avait bien plus grave que cela. Les informations n’avaient absolument rien de réjouissant, on y parlait de meurtres, de vols, d’escroqueries. Cependant, aujourd’hui, les crimes ne se jouaient plus en col blanc, c’était d’une rare barbarie même. On avait décapité un papi pour quelques dollars, une trentaine. On avait arraché la moitié d’une main à une femme parce qu’elle avait refusé de donner son sac lors d’une agression en bande.

Snow attrapa une autre cigarette et rapidement, il l’alluma avec hâte. Il attrapa ensuite son téléphone. Quelques appels en absence, rien de bien folichon. Il ne prit même pas la peine d’y répondre. Il fixa de nouveau la télévision et changea de chaines à la pelle. Rien. Merde. Il eut une idée, pourquoi ne pas se détendre, aller boire un verre dans cet hôtel… Comment il s’appelait déjà ? Plus moyen de s’en souvenir, mais c’était un bel hôtel, classieux à souhait. Le genre d’endroit qu’on fréquente quand on s’appelle Gates ou Obama. Ils avaient toujours une qualité d’alcool excellente, autre qu’une bière de basse qualité, achetée à la hâte en pack de vingt-quatre dans une station-essence.

Il rassembla quelques affaires : portable, clefs, il fixa quelques secondes un boitier noir, l’étui de son pistolet et se décida à le prendre, il ne sortait généralement pas sans ce dernier. Il prit également son badge et dans un sac, sa tenue. Il irait faire un tour au poste pour la déposer, logiquement, il n’avait pas le droit de l’emporter chez lui-même avec son grade. C’était une loi stricte, malheureusement, lorsque la non-envie de passer par le vestiaire le prenait, il sortait en douce, vêtu d’une combinaison de nylon. Le jeune homme rassembla également un paquet de chewing-gums, deux paquets de cigarettes et le journal.

Un peu après.

Snow rangea sa voiture dans un emplacement réservé aux interventions policières ou plus régulièrement, celles des pompiers. Il sortit rapidement, prenant grand soin de fermer sa voiture, on était jamais à l’abri d’un larcin, même ici.
Il pénétra dans le vaste hall avec rapidité et élégance. Lorsqu’il passa les détecteurs de métaux, il dégaina son badge avant même qu’un de ses agents de sécurité de sociétés privées à deux balles s’approchent pour le fouiller. Il détestait qu’on le tripote . Il se dépêcha et bifurqua en dépassant l’alcôve. Alors qu’il buvait tranquillement, adossé au bar tel un pochtron de haute catégorie, le barmaid augmenta le son de l’écran plat qui se dressait devant eux. La même journaliste que précédemment parlait d’une voix grave. En fond, des volutes de fumées épaisses se dégageaient dans le ciel, formant ainsi des motifs agréables. L’image en était magnifique, ce rouge pourpre qui s’élevait de plusieurs endroits.

Pertes et fracas. Cris dans le hall. Premiers reflexes de flic, courir. Rapidement, des bruits, de grands fracas, plus près, puis ça s’éloigne. On entend des coups de feux dans les étages supérieurs. Un assaut ici ? Qui ? Quoi ? COMMENT ? Tout ce bouscule dans sa tête, la rapidité lui a carrément bouffé la tête. Il attrape immédiatement son sac, son badge, abandonnant son identité derrière le bar. Son téléphone retentit, il affiche un numéro interne au poste de police. Il se dépêche de répondre en chuchotant, il est planqué derrière le bar. La voix de l’agent Smith déglutit en un « allô ? » à l’accent de Chicago.

« Westerfield ? Vous êtes où ? On a besoin de vous ici. On se fiche de votre jour de congé, on vous en offrira une semaine, ramenez vous le train, c’est urgent »

Le trentenaire se met à rire, doucement, mais armé d’une voix lancinante.

« Ca va pas être possible Smith, je crois que je suis pris au travers d’une fusillade ou d’un espèce de truc dans le genre. Alors, c’est vous qui allait venir, vous magner le train. »

Son interlocuteur sembla interloqué, choqué. Il eut un certain mal à digérer l’information, puis d’une voix fluette, presque enfantine se mit à parler à toute vitesse, bouffant la moitié des mots à cause de son putain d’accent où on ne comprenait rien. Snow avec son expérience face à cet agent eut quand même vent des informations nécessaires.

« Déjà devant l’hôtel, équipe prête au déploiement, suspects très dangereux. Objectif : récupérer téléphone numérique. De nombreux otages à l’intérieur. Un otage, toit . »
Sans crier gare, Snow coupa la communication, récupéra sa tenue derrière le bar et se mit en position d’infiltration, il courut rapidement vers l’entrée, et se planqua derrière les deux piliers massifs qui marquait l’entrée du bar. Il fouilla dans le sac et attrapa le silencieux qu’il vissa à son flingue. Il vérifia les munitions, pas des masses, un chargeur à moitié rempli. Shoot to kill. Il bascula légèrement sa tête, à part des cadavres, il ne voyait rien. Un seul type dans l’entrée, blessé. Les types avaient laissé le camarade se vider de son sang, cruelles créatures.
Ca faisait cependant bien l’affaire de Snow. Ce dernier s’approcha rapidement et tira une balle à bout portant. L’homme s’effondra. Il fut tenté de prendre la grande porte, mais des tireurs devaient être déployés un peu partout. Il décida de suivre les issues de secours.

Il se fit discret le plus possible, même si apparemment, les choses sérieuses se déroulaient en haut… Il poussa la porte de sécurité et fut enfin au grand jour. Des sbires se plantaient un peu partout, le SWAT était attendu…
Westerfield ne se dégonfla pas, il prit soin de camoufler son arme, s’éloigna rapidement de l’hôtel et lorsque la confrontation avec l’un des sbires se fut inévitable, il prit un accent français à couper le souffle et prit la parole.

« Bonjour, messieurs. Je cherche un endroit pour acheter des souvenirs »

Un moment d’hésitation qui fut fâcheux aux deux hommes, ces derniers se trouvèrent vite en position « d’appréhension » . A genoux, un flingue contre la tempe. Il passa les menottes à l’un et prit l’autre. Il composa un numéro sur son téléphone.

« Smith, magnez vous de faire le tour, on a déjà de jolis petits sympathisants à interroger »

Alors qu’il raccrocha, un « boum » le fit sursauter. Cette merde était loin d’être terminée, elle venait à peine de commencer. Alors que l’équipe arrivait, de nouvelles fumées déformaient le ciel rougeoyant de Gotham.

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MessageSujet: Re: Ciel Rouge [Snow N. Westerfield]   Sam 22 Sep - 7:55
[HRP: Vraiment désolé pour l'affreux retard Outch ]

« Deux des nôtres viennent de tomber, emmenés par un flic, ils s’étaient aventurés dehors trop imprudemment. »

« Tant pis pour eux, cela n’a aucune importance. »

Le sbire observa Bane incrédule et n’osa pas répondre, mais le colosse masqué n’avait pas manqué de remarquer le malaise qui le touchait, qui était semblable à celui de ses autres hommes autours de lui dans la pièce. Si leur chef abandonnait deux d’entre eux comme ça sans aucun remord, quand serait-il d’eux ? Sa voix grondante se mit à retentir à nouveaux :

« Vous ne comprenez pas, la seule chose qui compte c’est notre plan. Et aucun de nous n’est essentiel, nous pouvons tous mourir pour la ligue, aucun de nous n’est important, même moi je peux mourir sans que cela n’ait de conséquences, seul Talia est importante, c’est la seule qui doit survivre à tout prix, nous autres, nous sommes tous sacrifiables. Qu’elle importance que nous mourrions tous cette nuit ? Ça ne fera que retarder le plan et rien d’autres. »

Et il se détourna d’eux avant de prendre le téléphone numérique et d’enclencher une nouvelle explosion qui rendit le ciel encore plus rouge. Bane quitta la chambre d’hôtel et s’engagea seul dans les couloirs. Il monta sur le toit et observa la ville.


Il s’approcha du rebord et ses yeux furetèrent. Il aperçut une escorte de motos de police qui ouvrait la voie à des camions blindés du SWAT à toute vitesse sur une route surélevée. 9 rôdeuses du GCPD venaient de se garer en bas de l’immeuble. Et bientôt Bane depuis son poste d’observation, les vit converger vers l’hôtel qu’il avait pris en otage. Une quinzaine d’hommes avec des masques à gaz et des fusils anti-émeute. Des snipers se dirigeants vers les immeubles alentour et les flics à proximité du bâtiment avec des grenades fumigènes. Une équipe du SWAT avec des M-16 se mit à courir derrière une rangée de voiture. Les gazeurs visèrent les fenêtres des 3 premiers étages, les grenades brisèrent les vitres, roulèrent sur les beaux tapis de l’hôtel. Les porteurs de mitraillettes donnèrent l’assaut. Deux chargeurs pleins de M-16 réduisirent la porte de l’hôtel en miette, les commandos du SWAT franchirent l’entrée en courant. Bane quitta aussitôt le toit d’un pas rapide afin de redescendre pour se rendre à l’endroit critique.

Les SWAT envahirent les couloirs du rez-de-chaussée, masques sur la figure, M-16 en mains, fusils à pompes pour d’autres. Ils firent feu sur les sbires qui se trouvaient là, s’ensuivit une fusillade confuse qui s’acheva dans l’incohérence totale lorsqu’on ne sait pas qui, balança une grenade qui incinéra le grand hall d’entrée et calma tout le monde. L’un des commandos perdit toute mesure et tout sang-froid et se mit à truffer de plomb un corps par terre, celui de l’un des preneurs d’otages, il tirait sur un homme déjà mort auparavant. Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent plus loin et Bane s’avança lentement, la tête tournée vers les murs à contempler la chevrotine et le sang. Une bombe fumigène explosa. Bane ne fut pas atteint car il avait son propre masque à gaz. Ses sbires passèrent devant lui en détalant, ils toussaient et suffoquaient. Bane s’avança dans le hall plongé dans la fumée et aperçu deux SWAT qui tiraient par erreur l’un sur l’autre. Bane enjamba avec négligence leurs deux cadavres pendant que les autres se repliaient après en avoir reçu l’ordre par radio. Seul restait celui qui avait disjoncté et qui continuait à vider son arme sur les différents cadavres des terroristes. Bane toujours dissimulé par les vapeurs des fumigènes arriva derrière lui et le saisit au niveau de la poitrine, il le serra de toutes ses forces et le balança à terre avant de se pencher vers lui et de lui saisir le bras. Bane sentit ses articulations se briser au fur et à mesure qu’il tordait son membre. Sa victime hurla si fort qu’on l’entendit dans la rue.

Un sbire s’approcha hésitant de Bane qui s’était relevé et s’essuyait les mains sur sa veste.

« Pourquoi ils ont donnés l’assaut comme ça ? Ils n’ont pas pensé aux otages ? »

« Ils ont eu peur. La crainte qu’on fasse sauter un autre endroit en ville, alors ils ont paniqué et ont attaqué à la va vite, sans discernement, sans préparation. Le tout s’est achevé dans la confusion. Leur prochaine attaque sera bien plus réfléchie et précise. Va donc sur le pas de la porte et annonce qu’on ne tuera pas d’otages en représailles pour les rassurer. Et exige un négociateur. »

« Mais… mais… pourquoi faire ? »

« Gagner un peu de temps, pour patienter en attendant que notre porte de sortie s’ouvre. Et aussi pour leur faire croire qu’ils auront une chance de libérer tous leurs otages. »

Plus tard

Le négociateur attendu fut accueilli dans le hall d’hôtel calciné par des hommes de Bane qui l’observèrent avec crainte et méfiance. On lui indiqua l’ascenseur d’un doigt et l’un des preneurs d’otages l’accompagna froidement. L’ascenseur piqua plein ciel vers les derniers étages. Les portes s’ouvrirent. Un terroriste surpris pointa son arme vers le nouveau venu. Celui qui accompagnait le négociateur attendus lui fit signe de baisser son flingue. L’arme disparut aussi vite.

« C’est celui que nous avons réclamé. »

Il guida « l’invité » dans les couloirs. Des chariots de repas s’alignaient en désordres. Des plateaux avec cloches pour repas chauds étaient renversés. On introduisit le nouveau venu dans une chambre plongée dans la pénombre. Bane torse nue était assis en tailleur au sol et tournait le dos au nouvel arrivant. Il avait adopté la position de repos des ninjas de la Ligue des Ombres. L’un de ses hommes était assis en face de lui dans la même position et ils discutaient entre eux sans se rendre compte que le négociateur était entré.

« Ce jour-là, ma petite Talia était effondrée de fatigue. Elle s’endormit et je la déposais sur le seul lit de cette maison de Gotham à l’abandon puis je la bordais avant d’aller m’allonger dans le couloir avec ma veste pour oreiller. Vers le lever du jour lorsque je me réveillais, je remuais et je découvris Talia blottie en chien de fusils contre moi. Peut-être la seule journée heureuse que j’ai passé dans cette immonde ville depuis que je suis arrivé ici. »

Son interlocuteur leva les yeux vers le négociateur et interrompit son chef :

« Il… il… il est là. »

Il se leva promptement et quitta la pièce. Il passa devant l’envoyé des forces de l’ordre en baissant les yeux. Une fois qu’ils furent tous les deux seuls dans la pièce, Bane, toujours assis au sol en tailleur, se tourna enfin vers lui pour l’observer :

« Bien, sachez avant tout que je ne vous en veux pas d’avoir lâché vos chiens de façon impromptue tout à l’heure, entre nous j’aurais fait exactement la même chose. »

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