La chapardeuse [Selina Kyle]
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 La chapardeuse [Selina Kyle]

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MessageSujet: La chapardeuse [Selina Kyle]   Dim 2 Sep - 15:53
Selina Kyle & Bane
Selina Kyle & Bane, se retrouvent en septembre 2012, alors que l'horloge affiche minuit en cette journée pluvieuse pour un entretien peu commun. Les personnages se retrouvent Dans un lieu public vidé par l'heure tardive et ils n'autorisent pas les trois PNJs à intervenir dans ce rp. Les images utilisées ci-dessus proviennent de tumblr et tumblr. Bonne lecture ♥


Bane était contraint de travailler pour John Daguett, c’était le milliardaire rival de Bruce Wayne qui avait donné les moyens à la Ligue des Ombres de s’installer à Gotham City, c’était lui qui avait fourni des sommes d’argent fabuleuses à son organisation en échange de services meurtriers pour écraser ses concurrents. Bane le haïssait comme il haïssait tous les hommes de pouvoirs, mais il était contraint de faire avec. Seul Daguett leur permettrait d’infiltrer la ville en profondeur. Il était contraint d’accomplir ses basses œuvres en attendant que Talia trouve un moyen efficace de détruire la ville.

Daguett avait exigé que Bane corrige un homme d’affaire qui avait essayé de jouer au plus malin avec lui. Ça se déroulait près d’un terrain vague, Daguett avait garé sa limousine et observait le spectacle depuis la vitre ouverte avec son petit sourire satisfait. Bane retenait ses coups, attaquait sans forcer, et brisait des os malgré tout. Le malheureux homme d’affaire s’accrocha aux mailles d’un grillage à côté pour essayer de rester sur ses jambes. Bane enchaina d’un direct et d’un crochet du droit. Le nez du pauvre rival de Daguett se brisa en un craquement sonore. Ses dents dévalèrent la pente de sa langue fendue. Bane balança une droite puissante, l’autre agrippa le grillage des deux mains. Le monstre le projeta au sol avec tout un pan de grillage. Daguett s’esclaffa :

« Parfait ! Tout ça est parfait ! »

« Maintenant que vous vous êtes assez amusé, j’ai besoin que vous me donniez une info, qui en ville est capable d’ouvrir les coffres forts que personne peut ouvrir ? »

« Feriez-vous des heures supplémentaires en dehors du travail que je vous propose d’habitude ? Essayer donc le grill-room de Gainsly quand il fait nuit. On murmure qu’après minuit une chapardeuse de première est là, attendant alléchée les contrats les plus juteux. »

Bien plus tard

Bane s’approcha du lieu-dit peu après minuit comme l’avait conseillé Daguett. Il s’avança maussade sous la pluie qui tombait en trombe. Non seulement il avait dû se taper une dérouillé d’un minable qui était plus une corvée qu’autre chose pour faire plaisir au milliardaire, mais en plus si ça se peut, il s’était fait avoir et ne trouverait pas la personne qualifiée dont il avait besoin.


Bane plia ses mains, il s’était foulé deux doigts à forces de frapper. La dernière phalange de sa main saignait. Il entra dans le bar presque désert. La clientèle de minuit, des alcooliques ou des infirmières qui avaient finis leur service de nuit. Que des désœuvrés. Sauf une femme à part dans un coin. Mais qu’elle femme ! Bane écarquilla les yeux devant son allure qui mélangeait extrême élégance et raffinement avec un je ne sais quoi de malicieux. Il s’avança lourdement en ignorant les rares clients à lever la tête avec un air inquiet : Qui était ce grand type avec un masque sur la tête ? Halloween ne tombait pas en Octobre d’habitude ?

Bane se glissa dans le box occupé par la seule cliente pleine de charmes, ça ne pouvait être qu’elle, il en était sûr. Daguett n’avait pas mentit. Il s’assit et fit bouger son verre par accident, il renversa le liquide et les glaçons.

« Pardonnez-moi, ce box est un peu… étriqué pour moi. »

Il ramassa un glaçon et le broya dans sa main. Une serveuse au loin observa inquiète le grand type au masque face à cette cliente attifée comme une gravure de mode de luxe. Elle se demanda s’il ne valait pas mieux appeler les flics avant qu’il ne l’agresse pour lui dérober son sac à main. Bane fit craquer ses phalanges.

« Dîtes-moi si je me trompe mais vu votre allure vous n’êtes pas vraiment à votre place ici ? Tout comme moi… Si je vous dis « Travail » que me répondez-vous ? »

Il essayait de s’assurer qu’elle était bien la voleuse de haute voltige que Daguett lui avait indiqué. Il fit craquer ses phalanges, il remarqua que les poignets de sa veste sombre de malfrat étaient encore imbibés de sang et se demanda si ça n’allait pas révulser la femme assise dans le box en face de lui. La musique marchait toujours dans le bar, un juke-box était en marche juste à côté. Ça tapait sur les nerfs de Bane, il se pencha et arracha le cordon de la prise, la musique descendit en piqué et succomba. Tous les regards des clients se tournèrent vers Bane, ils se levèrent apeurés en remarquant à quel point il semblait menaçant et s’enfuirent. Les serveuses aussi. Il ne restait plus que lui et la femme mystérieuse dans le bar.

« J’espère que je ne me suis pas trompé de personne, je n’ai pas envie de perdre mon temps. »


Dernière édition par Bane le Mer 5 Sep - 5:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La chapardeuse [Selina Kyle]   Mar 4 Sep - 21:35
    La nuit tombait sur la ville de Gotham. Les criminels sortaient de leur tanière et le peuple rentrait docilement se coucher après une dure journée de labeur. La belle ville de Gotham était gangrenée par le crime et la police faisait ce qu’elle pouvait pour endiguer l’horreur. Mais rien n’y faisait. La corruption s’attaquait aux forces de l’ordre, sapant leur autorité et leur volonté d’agir. Seul le commissaire Gordon faisait ce qu’il pouvait, tentait de toutes ses forces d’empêcher sa ville de sombrer dans le chaos. Mais il n’était pas seul. Il avait un allié de poids. Un allié aux ailes de chauve-souris. Le Batman. Admiré par certains, décriés par d’autres, il ne laissait personne indifférent. Un protecteur de la ville ou bien un fou ? Bien malin qui pourrait le savoir. Il veillait sur la nuit qui entourait Gotham. Les petits truands tremblaient en entendant son nom, les grands caïds rêvaient de ramener sa tête dans leur repaire. Certains pensaient qu’il n’était qu’une légende, une sorte de Père Fouettard des bandits. Mais d’autres y croyaient dur comme fer.

    La part de rêve et d’ombre est en chacun. Comment la distinguer ? Batman faisait appel à nos peurs les plus profondes, les plus enfouies. Des peurs incontrôlables qu’il avait appris à manier, à maîtriser pour les utiliser contre ses adversaires. Une peur qui se répandait dans le monde des truands et des criminels de haut vol. Il était tard cette nuit-là et Wisconsin Avenue était déserte. De nombreux commerces et entreprises se trouvaient dans ce grand boulevard. Des entreprises riches et puissantes. Sources de toutes les convoitises. Dans le boulevard désert, une silhouette longiligne s’avance dans un déhanché à damner le diable lui-même. Une femme vraisemblablement. Elle se fond dans l’ombre, sa combinaison en cuir noir moulant chaque parcelle de son corps merveilleusement sculpté. Que fait cette femme au milieu de la nuit dans une ville suant le crime et le meurtre ? Elle semble savoir parfaitement ce qu’elle fait. Elle marche d’un pas assuré. Soudain, une forme lui coupe la route. Elle sursauta à peine avant de sourire et de tendre la main à la petite boule à ses pieds. Un chat noir se frotte à ses jambes.

    Là, minou, minou, minou….

    Elle l’attrape et le prend contre elle, déposant un baiser délicat sur le poil sombre de l’animal. Puis, elle le repose au sol. Elle continue sa marche. Sélina sait parfaitement où elle va. L’entreprise Klart est fort bien gardée. Système de vidéo-surveillance, gardes à l’intérieur. Une entreprise d’informatique qui fournit entre autre la défense américaine. Un petit bijou de technologie. Et justement, Sélina a trouvé un revendeur qui peut lui racheter une fortune une puce contenant des secrets de l’état. La jeune femme aimant particulièrement jouer et appréciant les challenges avait dit oui à la proposition. Et la voilà donc devant l’entreprise. Les vigiles sont en ronde et le hall est désert. La jeune femme, sourire aux lèvres, observe avec attention le petit clignotement rouge de l’alarme au fond à droite. Si ces calculs sont bons, et son logiciel de piratage efficace, d’ici quelques secondes…. Oui ! Le clignotant passe du rouge au vert. Sortant les griffes rétractables qui se trouvent dans sa combinaison au bout de chacun de ses doigts, elle réalise un cercle quasi parfait dans le verre qu’elle dépose doucement au sol avant de s’engouffrer dans le bâtiment.

    Maintenant qu’elle est entrée, il lui faut localiser les gardes et surtout les neutraliser. Sélina est une voleuse experte et elle ne fait quasiment aucun bruit lorsqu’elle se déplace. Sachant se mouvoir dans l’ombre, elle semble jaillir de nulle part. Elle aperçoit en remontant au premier étage, deux gardes qui discutent entre eux. Se glissant dans un coin sombre, elle fait un léger bruit. Les deux hommes se relèvent et s’avancent, leur main sur leur arme. Bondissant avec agilité, la jeune femme les fait chuter au sol avant de leur asséner un violent coup sur la tête. Deux de moins. Il faut qu’elle avance. La faille dans le système d’alarme ne lui laisse qu’une petite demi-heure pour localiser la puce et ressortir sans rameuter tous les flics du quartier dans le coin. Un jeu d’enfant, pense-t-elle. Si elle avait prévu les complications de cette soirée…

    Continuant sa marche rapide, elle se place juste derrière un garde et murmure un mot à son oreille. L’homme se retourne et se prend un magistral coup de pied dans les parties avant de chuter au sol lourdement, assommé. Vite, où se trouve la puce ? Sélina entre prudemment dans une pièce située au dernier étage de l’immeuble. Avançant avec discrétion et une grande prudence, Sélina se glisse dans la pièce obscure. Au mur se trouve un coffre-fort scellé. Elle pose doucement son oreille contre le coffre et de ses doigts fins, tourne le bouton qui détermine la bonne combinaison.

    Allez, ma chérie… Tu peux le faire…. Allez…

    Le déclic retentit à ses oreilles comme un cri de victoire. Elle ouvre la porte et un petit composant électronique s’y trouve. Elle le prend. Dissimulant au plus vite la puce, elle fait volte-face pour ressortir comme elle est arrivée.

    Personne n’aurait pu imaginer que l’élégante jeune femme qui se tenait assise face au comptoir du bar avait effectué le vol le plus impressionnant de la nuit. Le bar était désert mais Sélina n’en tenait pas compte. Ses contacts venaient parfois la voir tard pour lui proposer un travail. Il n’y avait que peu de monde mais le silence lui indiqua que quelqu’un était entré. Elle resta immobile, ne se retournant pas mais gardant l’oreille tendue. L’homme qui s’installa à côté d’elle était étrange. Il avait un masque sur le visage. Sélina se garda bien de le dévisager. Il sentait la mort et la peur. Un homme à qui on ne disait pas non. Il s’excusa d’avoir renversé son verre, broyant de sa seule main un glaçon. Il lui demanda ce qu’elle pensait au mot « travail ». Sélina sourit, nullement apeurée.

    Ce n’est pas vraiment le milieu dans lequel je me sens le mieux. Vous me dites « travail », je réponds « qu’est-ce que j’y gagne ? ».

    Le juke-box sembla l’exaspérer et il débrancha violemment la machine. Le reste des clients et la serveuse sortirent, morts de peur. Sélina ne bougeait pas. Elle avait l’impression d’être face à un taureau, comme si elle devait bouger le plus lentement possible, pour ne pas énerver l’animal.

    Vous ne vous êtes pas trompé. Et si vous ne voulez pas perdre votre temps, je ne veux pas perdre le mien. Je ne fais jamais rien pour rien. Qu’est-ce que vous voulez ? Et qu’est-ce que ça va me rapporter ?
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MessageSujet: Re: La chapardeuse [Selina Kyle]   Mer 5 Sep - 6:00
C’était bien le style de personne sur qui Bane espérait tomber, une criminelle. Au vu de ses répliques, elle dégoulinait de cupidité et en lui promettant gros, elle serait facile à convaincre. Mais elle provoqua la méfiance de Bane. Elle avait tout d’une diva, d’une grande dame de la haute société, ça ne collait pas à l’idée qu’il se faisait d’une voleuse d’élite et surtout elle n’avait pas exprimé la moindre révulsion par rapport à lui, là où la plupart des gens crevaient de peur ou se faisaient servile. C’est à peine si une veine avait battus sur la tempe de son visage lorsqu’il lui avait fait entendre sa voix grondante amplifiée par son masque. Une seule possibilité s’offrait à lui pour l’instant, lui proposer gros, vu son allure, elle devait exiger beaucoup pour chaque contrat.

« En venant ici je n’avais qu’un seul travail en tête à vous proposer mais quand je vous voit, je me rend compte que vous correspondez exactement à ce dont j’ai besoin pour un deuxième travail d’une toute autre nature. »

Il plongea sa main dans un bol d’amuse-gueules puis les fixa. Il les broya de sa main avec rage songeant qu’à cause de son masque il ne pouvait rien manger, il était contraint de se nourrir par intraveineuse. Le prix à payer pour endiguer la souffrance perpétuelle.

« Le premier travail est assez classique pour une personne de vos… références, si on ne m’a pas induit en erreur. Il y a… quelque chose dans un coffre que nous ne savons pas ouvrir moi et mes hommes, qui se trouve dans un dédale de pièces que nous ne connaissons pas vraiment, dans une résidence particulièrement bien verrouillé derrière ses murs dans un coin de riches qui est assez surveillé et il nous manque une touche de finesse et de subtilité pour ne pas accorder trop d’attention à ces obstacles si vous voyez ce que je veux dire. »

Un client entra dans le bar, Bane tourna la tête brusquement comme un fauve et le fixa méchamment, l’autre prit peur et décampa. Bane joua de sa main avec les débris des gâteaux apéritifs qu’il avait broyés et continua.

« Quant au deuxième travail je désespérais de trouver une femme très séduisante dont l’allure plait aux riches ! »

Il fouilla dans sa veste et posa une photo de John Daggett sur la table en train d’afficher son sourire de requin.

« Cet homme à quelques ennuis avec le fisc. Il est contraint de soudoyer des gens pour que des citations à comparaître n’aillent pas jusqu’à lui. Pour qu’on lui foute la paix, il a fait installer un sosie de lui dans je ne sais plus qu’elle villa assaillit par les paparazzis, il envoie régulièrement à son sosie des call-girls pour essayer de faire croire à la ville qu’il a séduit plus de femme que Bruce Wayne. Oui Daggett est jaloux de lui, d’une façon assez mesquine. Il m’a aussi contraint à briser le cou de tous ses employés qu’il soupçonnait être envoyé en sous-mains par le ministère de la justice pour épier ses activités. Ce pauvre Daggett a tellement peur de se présenter devant un tribunal qu’il donne une prime à ses avocats à chaque fin de mois s’il ne s’est pas fait avoir par une citation à comparaître. J’ai dû payer des racoleuses pour qu’elles aillent baratiner les journaux : Oui Daggett est un bien meilleur séducteur que Bruce Wayne et il est bien plus doué au lit que lui. Non Daggett n’est pas un homme malhonnête. Pathétique n’est-ce pas ? Mais je m’égare. »

Bane plongea à nouveau sa main dans sa veste et en sortit une nouvelle photo. Il la claqua sur la table : Bruce Wayne tout sourire en complet 3 pièces armani et arborant une coupe de cheveux de classe internationale. De ses gros doigts il tapota la table et scruta le regard de la voleuse pour observer ses réactions.

« Daggett voudrait quelque chose de compromettant, de sale, de scandaleux, je souhaiterais que vous approchiez de Wayne, suivez le, séduisez le, foutez le sur écoute, espionnez le, fouiller son manoir, Daggett veut le mettre au pilori. »

Il s’adossa contre la paroi du box en faisant craquer son cou et en faisant à nouveau craquer les jointures de ses mains. Sa dernière phalange avait cessé de saigner.

« Ces deux boulots vous intéressent-ils ? Si oui, parlons prix dans ce cas. »

Si elle répondait non il lui sauterait à la gorge aussitôt pour l’étrangler, il en avait trop dit et elle en savait déjà trop.

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MessageSujet: Re: La chapardeuse [Selina Kyle]   Mar 11 Sep - 16:53
    Une force brute et bestiale émanait de cet homme. Sélina savait pertinemment qu’elle jouait sur des charbons ardents. Le moindre faux pas, la moindre mauvaise réponse et sa vie ne tiendrait plus qu’à un fil. Naturellement, la présence de cet homme ne la tranquillisait nullement, il faudrait être fou pour penser qu’on ne risquait pas sa vie en restant près de Bane. Mais si elle avait réussi à être une voleuse experte, c’est qu’elle savait se maîtriser et garder la tête froide. C’était précisément ce qu’elle faisait en ce moment. Elle refusait de lui montrer qu’elle avait peur. Ne serait-ce que par pure provocation et pour le contrarier. Bon, contrarier un type pareil, c’était peut-être pas une si bonne idée que ça, après tout… Bane commença alors à lui expliquer qu’il avait en tête un travail pour elle mais que, comme elle correspondait à ce qu’il cherchait, il en aurait un deuxième.

    Je suis ravie de correspondre à votre idéal… Commencez déjà par m’exposer le premier, rien ne dit que je l’accepterai.

    Oui, la réponse était osée. Le regard de la jeune femme accompagna la main du colosse qui attrapa des amuse-gueules dans sa main. Elle se demanda un bref instant comment il comptait les manger avec ce masque sur sa bouche. La réponse ne tarda pas à venir. Il broya avec rage les gâteaux. Elle frissonna et ne put réprimer un sursaut. Elle ne s’attendait pas à cette réaction excessive. Elle avait intérêt à la jouer finaude. Il lui expliqua que le premier travail consistait à braquer un coffre. Sélina écouta attentivement. Rien d’infaisable pour elle.

    Je vois. Premier point avant d’aller plus loin, je bosse en solo. Donc quand vous parlez de vos hommes, à partir du moment où vous me confiez le bébé, je n’en veux plus un dans le coin. Ils seraient capables de me faire tuer. Deuxième point, si vous voulez que je sois efficace, vous devez me transmettre tout ce que vous savez sur les lieux, plan, systèmes de sécurité, sorties de secours.

    D’habitude, Sélina effectuait toutes ces vérifications elle-même. Mais elle n’était pas stupide. Si Bane requérait ses services, c’est que ses hommes avaient échoués. Il avait donc déjà fait le travail d’approche et de recherches. Pas la peine de perdre du temps à le refaire. A cet instant, un bruit fit tourner la tête de la jeune femme. Un homme était entré, sûrement prendre un petit café. Elle eut pitié pour lui. Bane le foudroya du regard et il décampa sans demander son reste. Sélina reporta son attention sur le colosse qui s’était mis à jouer avec les débris de gâteaux. Sélina sourit.

    Vous n’êtes pas mal non plus.

    Le naturel revenait au galop. Séductrice, la jeune femme connaissait son affaire. Et jouer avec le feu ne lui avait jamais fait peur. Bane sortit de sa poche une photo qu’il posa devant elle. Sélina se pencha sur l’image et l’observa. Oui, elle le connaissait. John Daggett, le plus gros concurrent de Wayne Entreprises. Un homme à la réputation sulfureuse. Bane lui en fit un tableau peu flatteur mais très proche de la réalité. La première question qui vint à l’esprit de la jeune femme fut de se demander pour quelle raison Bane semblait travailler pour Daggett. Comment un être aussi minable et mesquin avait-il pu s’attacher les services d’une brute épaisse qui pouvait lui briser la nuque d’un geste ? La réponse était facile à trouver. La seule chose que Daggett avait pour lui, c’était l’argent. Sélina sentait bien que Bane menait Daggett en bateau, il ne fallait pas être grand clerc pour le comprendre. Il avait donc un but propre. Lequel ? Lorsque la photo de Bruce Wayne remplaça celle de Daggett, Sélina comprit que la vraie cible de Bane, c’était lui. Elle examina le jeune homme en complet armani, très élégant. Un homme d’une beauté certaine.

    Si j’ai bien compris, je dois séduire Wayne et vous l’emmenez sur un plateau d’argent ?

    Elle resta silencieuse un moment, digérant ce qu’elle venait d’apprendre. De toute façon, elle savait pertinemment que le choix ne lui revenait plus. A l’instant où il lui avait tout déballé, elle était contrainte de dire oui, ou bien rendre l’âme. Il ne la laisserait pas partir, pas après tout ce qu’il lui avait dit.

    C’est d’accord. Pour le prix, qu’est-ce que vous m’offrez que je ne puisse voler moi-même ?
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MessageSujet: Re: La chapardeuse [Selina Kyle]   Mer 12 Sep - 7:36
« Daggett est un homme très riche, un homme très puissant et aussi très influent. Vous voulez de l’argent ? Il en a, vous voulez vous venger de quelqu’un ? Il peut pour aider à obtenir sa tête et je peux dans la foulée lui régler son compte de la manière la plus effroyable possible. »

Bane joignit ses deux mains sur la table en un geste lent qui semblait lourd de menace, comme s’il était prêt à tuer quelqu’un dans l’instant.

« Vous souhaitez échapper au regard des autorités ? Daggett peut arranger les choses. Je vais vous donner un exemple. L’un de mes hommes était particulièrement recherché suite à un attentat en Afrique de l’Ouest au profit de Daggett pour lui accorder des droits minier importants. Le milliardaire lui a obtenus un nouveau passeport, une nouvelle identité en moins de 3 jours. Il avait obtenus aussi qu’il soit rayé de la liste de personnes recherchées dans l’état qui était concerné par ces violences. Tout ça en 3 jours, c’est là que vous comprenez l’étendue du pouvoir détenu par un homme possédant une entreprise aussi puissante, des hommes comme Daggett ou Wayne. »

Il s’avança sur son fauteuil et se pencha vers la voleuse, il était bien plus proche d’elle et pouvait observer plus attentivement ses réactions.

« Nous ne manquons pas de ressources, on veut tous quelque chose avec ardeur et vous ne devez pas échapper à la règle. Réfléchissez-y bien attentivement, nous vous offrirons ce qu’il vous faut. »

Il se radossa à son fauteuil avec quelques gestes nerveux, visiblement il n’aimait pas être assis dans cet endroit, à vrai dire, il n’aimait pas ces lieux de la vie courante dans la société civilisé, ces endroits dédié à la détente et au plaisir des braves citoyens de cette ville. Il n’était pas à sa place ici.

« Nous sommes donc d’accord ? Maintenant passons aux choses pratiques, j’aimerais que nous nous chargions du coffre dans la villa dans les plus bref délais, la nuit prochaine peut être ? Quand à Wayne le magnifique je me fiche du délai qu’il faudra, c’est Daggett que ça intéresse, moi je m’intéresse surtout au coffre. Pour Wayne le séducteur il faudrait quelque chose de très compromettant, de très scabreux de très… »

Son regard se perdit sur la table et il se laissa aller dans ses pensées, en se mettant à rêver de la façon dont la voleuse tentatrice prendrait Wayne le beau dans ses filets :

Il imagina Wayne en train d’entrer dans les luxueux salons du Plaza Hotel pour rejoindre la chapardeuse. Il s’asseyait à côté d’elle pour le début du quart d’heure poétique. Le barman se précipiterait vers Wayne l’engnôlé avec son plateau remplit de martini. Mademoiselle voleuse fouillerait dans son sac en quête d’allumettes, Wayne le serviable allumerait son briquet en lui souriant. Mlle se mettrait à sourire, Wayne le sexy se mettrait à sourire, Wayne le bien-sapé l’inviterait à venir dans la suite nuptiale de l’hôtel, Bane tentait d’imaginer ce que pouvait être un échauffement d’avant-pieu pour un milliardaire pareil. Bane attendrait dissimulé dans la suite, écoutant attentivement leurs petits rires et les chaussures qu’on laisse tomber. Bane attendrait le bon moment pour foncer avec son appareil photo numérique et balancer la sauce, multiples images compromettantes du milliardaire avec une femme dans le plus simple des appareils. Wayne l’apollon dégringolerait du lit sous le coup de la surprise. Bane aurait juste à redresser le riche par la peau du cou en le soulevant d’un seul bras et contemplant son visage de terreur mi-bleu choc, mi-crise cardiaque.

« Ne fait plus d’ombres à Daggett sinon je balance les photos à la presse à scandale et je brise ton vieux majordome en prime. »


Bane revint à la réalité en secouant sa tête et en fronçant les sourcils. Non c’était trop incohérent et irréaliste, jamais Wayne ne se ferait avoir de cette façon et jamais il ne réagirait sans se battre, il s’agissait quand même de l’homme qui avait tué Ra’s Al Ghul et défié la Ligue des Ombres. Bane se promettait que son châtiment arriverait dès qu’il tiendrait enfin Gotham au bord du gouffre et il imaginait mal son « héros » se faire avoir aussi aisément. Il porta sa main à son masque de la même façon qu’on porte sa main à son menton pour réfléchir et se mit à envisager un autre scénario.

Bane était caché dans le placard de la chambre d’hôtel avec son appareil photo. Il resta assis sans bouger. Wayne le charmant entra avec Mlle chapardeuse en la serrant de près, ils riaient, ils se frôlaient, ils s’embrassèrent. Mais Wayne le prudent haussa les sourcils et regarda autours de lui avec méfiance. Mlle voleuse lui prit le cou, lui colla un baiser foudroyant, Wayne la repoussa en la faisant tomber sur le lit puis allongea un coup de pied en plein dans le placard pour défoncer la porte et révéler Bane, Milliardaire se tiendrait sans peur face à lui en déclamant :

« ça fait trop longtemps que j’échappe à la police, je sais déceler les pièges qu’on me tend ! »

Bane balancerait ses poings, Wayne en ferait de même, il lui balancerait son crochet du droit méchant version chauve-souris en clamant :

« Et le premier pas pour ne pas tomber dans un piège, c’est de savoir qu’il existe ! »


Bane cessa de rêver et revint à la réalité en secouant à nouveau la tête mécontent. Oui ça serait plus probable que la situation s’achève de cette façon. Il se mit à maudire silencieusement Daggett et ses pièges tordus contre Wayne, il préférait que sa vengeance arrive bien plus tard et pas de cette façon mesquine. Il rêvait plutôt d’un duel brutal et acharné, lui seul contre Batman.

Il reporta son attention sur son interlocutrice en se demandant ce qu’elle avait bien pu imaginer de son côté pour séduire et piéger Wayne pendant qu’il faisait de même.
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